Actualités : DÉVELOPPEMENT AGRICOLE
Possible doublement de la superficie des terres irriguées


Le ministre de l’Agriculture et du Développement rural a présidé, hier, la 14e session d’évaluation des contrats de performances des wilayas. Pour Rachid Benaïssa, l’augmentation de la superficie des terres irriguées sera un des principaux enjeux de la politique de sécurisation alimentaire.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Rachid Benaïssa a réuni, hier, l’ensemble des acteurs engagés dans le processus de mise en œuvre des contrats de performances des wilayas. C’est la quatorzième rencontre de ce type depuis le lancement de cette initiative à travers l’ensemble des wilayas du pays. Après avoir entendu les nouvelles données par secteur d’activité, le ministre a dressé le bilan des trois dernières années en se basant sur le taux de croissance en volume de production. «En 2009, nous avions obtenu un taux de croissance de 31,5%, en 2010 il était de 8,5% et en 2011 de 10,5%. Selon nos statisticiens, le taux de croissance moyen enregistré lors de ces trois dernières années tourne autours de 14%.En analysant ces performances, nous nous sommes rendu compte qu’elles sont effectivement dues aux conditions de développement mises en œuvre durant cette période», a expliqué Rachid Benaïssa. Selon lui, l’Etat a certes mis en place des dispositifs de soutien, mais leur efficacité dépend avant tout des utilisateurs finaux, les agriculteurs en l’occurrence. «Les agriculteurs étaient confrontés à des problèmes, notamment sur le plan du foncier et du financement. Nous avons apporté des solutions concrètes. Aujourd’hui, nous pouvons dire qu’une réelle prise de conscience existe et que la dynamique a commencé à prendre forme.» Rachid Benaïssa a cité le cas du Club 50 qui regroupe les céréaliculteurs qui ont dépassé le seuil de production des 50 quintaux par hectare. «En 2010, ils étaient tout juste 17, puis 44 en 2011 et nous nous attendons à ce que ce 460 céréaliculteurs intègrent ce club au terme de la prochaine campagne. » Pour le ministre de l’Agriculture, l’un des principaux enjeux consistera à augmenter la surface des terres irriguées. «Il y a quelques années, nul ne nous prenait au sérieux lorsque l’on disait qu’il serait possible d’atteindre le million d’hectares en irrigués. Aujourd’hui, nous disposons de 1,1 million d’hectares et nous estimons pouvoir atteindre les 1,6 million d’hectares. Mais récemment, le Bureau national d’étude pour le développement rural a réalisé une étude dans laquelle il estime possible d’atteindre les 2,2 millions d’hectares », a précisé le ministre. Cette extension est actuellement en cours dans le cadre d’un programme avec le ministère des Ressources en eau. D’après Rachid Benaïssa, sa réussite permettra de renforcer les capacités nationales en termes de sécurité alimentaire.
T. H.

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