Actualités : LA CRISE AU SEIN DE L’ANR S’ACCENTUE
Sept membres du bureau national exclus


Parce qu’ils ont osé ouvrir leur «bouche» pour rendre public le conflit larvé qui couve au sein du parti depuis quelque temps, nombre de membres du bureau national de l’ANR viennent de payer les frais de leur audace.
Ils sont, en effet, sept secrétaires nationaux du parti à se voir signifier la suspension momentanée de toute activité partisane le temps qu’ils soient traduits devant la commission de discipline qui aura à statuer sur leur cas. C’est, entre autres, des résolutions du bureau national du parti, réuni en session ordinaire avant-hier et rendues publiques ce dimanche. Le communiqué ne mentionne pas les griefs retenus contre les sept désormais indésirables cadres, se contentant de se référer aux articles 93 et 105 du règlement intérieur du parti, faisant l’économie d’en citer le contenu. «Omission» que l’un des plus en vue des têtes de pont de cette nouvelle contestation, Rachid Chenaf, le secrétaire national à l’organique, qui vient donc, de se voir signifier la fin de mission aux côtés de ses collègues Saïd Matari, Toufik Kaoua, Mustapha Ben Yekhlef, Ahmed Seddiki, Nacer-Eddine Darar et Abdaïm Abededaïm, n’a pas hésité à faire révéler. Pour notre interlocuteur, le fond de la crise qui couve dans les entrailles du parti a trait à la ligne stratégique du parti. Une ligne républicaine et patriotique que le nouveau secrétaire général du parti tente de dévier depuis peu en arrimant ce dernier vers un camp qui est loin d’être le nôtre et dans lequel nous ne nous identifions pas», dira-t-il. Chenaf enfoncera davantage le clou en accusant Belkacem Sahli, le jeune successeur de Rédha Malek à la tête de l’ANR, de vouloir imposer un frère à lui comme son premier adjoint et un parfait «ignorant» d’Adrar dont le seul atout est d’être un «multi-milliardaire» au bureau national. Cela ne s’est pas arrêté en si «bon» chemin, poursuivra notre interlocuteur qui révélera que Sahli a «bombardé Belkhadem de SMS, le suppliant de lui procurer une place dans le prochain gouvernement». Le désormais ex-responsable à l’organique au sein de l’ANR soutiendra ne pas se présenter au même titre que ses pairs de la contestation, par-devant, dira-t-il, la «supposée» commission de discipline installée, selon lui, «en nette violation des statuts du parti». Et de préciser que les contestataires ne se tairont pas puisqu’ils comptent convoquer tout prochainement une session extraordinaire du conseil national du parti à l’effet, assurera-t-il, de «remettre l’ANR sur les rails, ceux républicain et patriotique, sans quoi il deviendrait une coquille vide».
M. Kebci

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