Actualités : 11e COLLOQUE AFRICAIN DE L’INFORMATIQUE ET DES MATHÉMATIQUES
Les chercheurs plaident pour un meilleur développement sud-sud


Hafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT) a déploré, hier, le retard accusé par l’Algérie concernant le calcul intensif alors qu’elle était classée parmi les leaders dans le domaine au cours des années 1980. Le responsable intervenait lors du 11e colloque africain sur la recherche en informatique et en mathématiques appliquées (CARI 2012).
F.-Zohra B. - Alger (Le Soir)- Pour Hafid Aourag, les mathématiques et l’informatique sont des domaines d’excellence pour la recherche en Algérie. Les chercheurs en mathématique, selon lui, «font preuve de rigueur et de savoir-faire et ont démontré des résultats bien qu’ils ne soient pas nombreux». M. Aourag annoncera aussi la création à l’horizon 2014 d’un centre international de recherche en mathématiques. Le directeur de la DGRSDT dira, par ailleurs, qu’il existe 30 laboratoires de recherche en mathématiques à l’université et une communauté de 1 000 chercheurs. Pour le responsable, il s’agissait de réunir les chercheurs africains pour une visibilité sud-sud, précisant que les préoccupations des pays africains diffèrent de celles du Nord. Il notera, en outre, que le défi est aussi d’arriver à l’indépendance de la couverture spatiale en Afrique. Le directeur général de la recherche scientifique a souligné le fait que les chercheurs en informatique assurent trois publications par an. Le responsable déplorera, toutefois, le retard accusé par l’Algérie concernant le calcul intensif alors qu’elle était dans les années 1980 parmi les leaders dans ce domaine. «Ceci d’autant que le calcul haute performance qui est un moyen important pour le développement socioéconomique du pays fait défaut en Algérie», souligne M. Aourag. Le calcul intensif est un outil indispensable aussi bien pour les chercheurs que pour les industriels dans un grand nombre de disciplines. Il a souligné aussi que l'Etat algérien a investi pour la création de centres de calcul intensif dans le but de développer de super calculateurs dans 19 universités. «Une fois finalisé, le projet devrait permettre à l’Algérie de figurer dans le top 100 dans le domaine de l'informatique», a précisé l’intervenant. La rencontre qui rassemble des universités africaines, centres de recherche français et organismes internationaux a réuni les représentants de la communauté scientifique africaine. Le programme de la rencontre comporte 62 communications scientifiques sélectionnées parmi 166 articles soumis et des conférences animées par des spécialistes internationaux.
F.-Z. B.

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