Actualités : CRISE MALIENNE
Le militaire prime sur le politique


L’option d’une intervention militaire dans le Nord-Mali se précise. Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution réclamée notamment par la France et tant souhaitée par Bamako qui a sollicité, il y a plus d’un mois, l’intervention militaire de la Cédéao dans le nord du pays. L’Algérie, par la voix du porte-parole du MAE, a jugé la résolution positive.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir) - Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani, a estimé qu’il «s'agit d'une résolution qui cristallise la convergence entre les différentes approches qui étaient sur la table et à ce titre nous la considérons comme positive car elle reprend de nombreux éléments de la démarche algérienne». La résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU appelle les organisations régionales africaines et les Nations Unies à présenter un plan d’intervention dans le Nord-Mali. La Cédeao et l’Union africaine, appuyée par l’ONU, disposent d’un délai de 45 jours pour présenter le plan de reconquête militaire du territoire du nord du Mali. Un territoire tombé sous le contrôle des groupes islamistes extrémistes, après l’offensive indépendantiste menée par le MNLA. La contribution de l’ONU à cet effort de guerre consistera, selon les termes de la résolution du Conseil de sécurité, en la fourniture immédiate d’assistance en matière de planification militaire à la Cédéao et l’Union africaine (UA). Le Conseil de sécurité de l’ONU a préconisé, en outre, une consultation «étroite» avec le Mali, les pays voisins et les pays de la région. Cette consultation devra permettre à l’ONU de rédiger et présenter au Conseil de sécurité un rapport écrit et détaillé sur l’application de la résolution. Le Conseil de sécurité a insisté sur les recommandations précises et détaillées de l’ONU pour donner suite à la demande des autorités maliennes d’intervention militaire internationale, notamment les moyens et les modalités du déploiement envisagé, notamment les effectifs qui y seront engagés, les capacités de constitution de la force d’intervention ainsi que le coût financier de l’intervention. Le Conseil de sécurité a fait savoir qu’il autorisera l’intervention militaire au Nord-Mali dès qu’il recevra le rapport du secrétaire général de l’ONU. La résolution votée unanimement par les 15 membres du Conseil de sécurité a consigné, par ailleurs, de vives préoccupations liées à l’insécurité et à la détérioration rapide de la situation humanitaire dans la région du Sahel. Prenant acte de la menace terroriste et la prolifération d’armes dans la région du Sahel, le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé au renforcement urgent de la coopération et la coordination entre les autorités maliennes, les pays voisins et les organisations régionales et les Nations Unies pour lutter contre le terrorisme et la criminalité transnationale. Le Conseil de sécurité de l’ONU a invité les groupes rebelles maliens à se démarquer des organisations terroristes, notamment Aqmi et les groupes qui leur sont affiliés. Ce disant, il a menacé de recourir à des sanctions contre les groupes rebelles qui n’observeraient pas cette recommandation. Le Conseil de sécurité de l’ONU a également informé que le comité 1267/1989 se prononcerait si la demande venait à être exprimée par les Etats sur l’inscription sur la liste des sanctions contre Al Qaïda des noms de personnes, groupes, entreprises ou entités associées au Mali à Al Qaïda, conformément aux résolutions 1267 et 1989, adoptées respectivement en 1999 et 2011.
S. A. I.

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