Lundi 4 mars 2013
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Voxpopuli : Sana, retrouve ton chemin...

Mon amour n’est pas comme les autres, du fait qu’il n’a jamais donné l’image d’une inclination aussi claire, pour que le monde qui nous entoure sache que ce qu’il y a entre toi et moi est un amour réel, non plus par le fait de vouloir faire semblant de lui donner un sens par ironie ou par hypocrisie, mais sachant à la fois que rien dans la vie ne vaut ce que le sentiment de culpabilité que j’éprouve aujourd’hui vis-à-vis de toi ne suive ce chemin dont je t’ai parlé un jour, pendant que j’étais là en train de te raconter mon histoire avec cette absurde vie qui ne rime véritablement à rien. Je sais que tu ne comprendras plus rien de ce que je viens de dire, tu sais pourquoi ? Parce que tout simplement, ce n’est pas moi qui suis en train de dire, en train de raconter tout cela, c’est plutôt ce monde qui bouge au fond de moi. Effectivement, c’est tout un monde que je contiens en moi, il me pousse à écrire sans cesse. D’ailleurs, je n’ai jamais osé dire la vérité tout en étant dans un état normal, alors, pour ce que je suis en train d’écrire, je le fais dans un état d’inconscience totale, pas vraiment ivre, pas tellement détourné, mais tellement débordé que je me suis inconsciemment orienté vers une écriture qui pousse profondément jusqu’à l’infini… Tu sais pourquoi tu ne peux pas le comprendre? Parce que certainement, tu n’as jamais voulu te donner entièrement à lire ; ce qui se traduit par une tristesse sur mon visage et que mon inconscience refoule jusqu’à donner le sentiment d’un véritable spleen incontournable… Tu m’as dit un jour, rappelle-toi bien : je ne peux pas t’exprimer mon accord, mais tu m’as dit aussi : je ne veux pas te perdre. Cette phrase je ne l’oublierai jamais, parce qu’à chaque fois que je veux me retirer de cette sale affaire, je finis par ne pas pouvoir parce que tout simplement je ne veux pas que tu me perdes. Ce n’est pas parce que je ne t’aime pas que je te dis tout cela, mais plutôt, je sais que si un de ces jours tu finis par être à mes côtés, je ne regretterai pas le fait d’avoir dit cela, et parce que cela m’a piqué le cœur jusqu’à me persuader du fait que si tu me perds, c’est bien moi qui serais finalement le seul et unique perdant. Enfin, Sana, j’ai quelques mots à te dire, mais tu dois les prendre en considération, ils te serviront un jour quand je ne serai plus là, et tu les trouveras comme ce remède que l’on cherche parfois vainement. Je t’ai tout dit je crois, juste pour te dire une seule chose : «Je t’aime.» Mais je crois que je n’ai pas encore reçu l’accusé de réception du message, alors cette fois-ci, je devrai opter pour un autre bref mot pour que l’on puisse mettre les points sur le «i», et pour que cela finisse aussi vite avant de m’enliser dans le berceau de l’illusion, excuse en tout cas tout le malheur que je t’ai causé, tout le malaise que tu as éprouvé depuis que tu m’as connu. En résumé, retrouve ton chemin.

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