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Actualités : Développement de la Pme
Bensaci responsabilise pouvoirs publics et opérateurs


Le développement de la petite et moyenne entreprise (PME), une responsabilité qui incombe certes aux opérateurs économiques mais aussi et essentiellement aux pouvoirs publics. C’est ce dont est convaincu le président du Conseil national consultatif pour la promotion des PME, Zaïm Bensaci.

Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir)
Ayant ouvert, jeudi dernier à l’hôtel Hilton, les travaux de la septième assemblée générale ordinaire du CNC/PME, Zaïm Bensaci a constaté qu’«il n’y a pas eu de grands bouleversements dans l’environnement de la PME».
Selon le président du Conseil consultatif, «la situation n’a que peu évolué et la PME reste confrontée aux contraintes et problèmes multiples et récurrents». Des contraintes d’ordre administratif, logistique, financier et d’appui qu’il ne s’empêchera pas pourtant d’énumérer.
Ainsi, «les efforts consentis par les pouvoirs publics envers la PME n’ont malheureusement pas engendré les effets attendus», déplore-t-il, ajoutant que la mise en œuvre du programme national de mise à niveau «souffre d’une gestion trop administrative et rigide, loin des critères de performance exigible et en déphasage avec la dynamique économique».
D’où «l’urgence de revoir, de réétudier et d’analyser les insuffisances de ces dispositions pour y apporter les correctifs indispensables à la mise en œuvre d’une nouvelle dynamique de développement de la PME», relève M. Bensaci. Néanmoins, «il n’y a pas que l’environnement extérieur qui freine», explique le président du Conseil consultatif qui ajoute que «la PME souffre elle aussi de beaucoup d’insuffisances à l’interne».
Ce qu’il explicite par des «faiblesses structurelles, de déficiences organisationnelles» dans la gestion de la qualité, le management et la gestion des ressources humaines, la mise à niveau technique et technologique...
De fait, Zaïm Bensaci estime que «l’état actuel de la PME et l’environnement dans lequel elle baigne ne peuvent en aucun cas lui permettre d’être compétitive et d’affronter, d’égal à égal, la concurrence internationale», dans un contexte marqué par la prolifération de l’informel «outrageant, s’appuyant sur l’import-export» et les défis posés par l’insertion dans l’économie mondiale (entrée en vigueur des accords de libre-échange avec l’Union européenne et l’adhésion à l’OMC).
Une situation qui requiert, assure Zaïm Bensaci, «de continuer à travailler sans relâche pour la mise en œuvre des recommandations» que les membres du CNC et divers experts ont préconisées et dont certaines ont été déjà traduites en projets.
Il s’agit du lancement d’une formation en cours d’emploi, de l’élaboration d’une cartographie numérisée de la PME et d’une mise à niveau d’un groupe d’associations professionnelles.
Comme il s’agit de développer l’enseignement de l’entrepreneuriat, indique le président du CNC qui prône la valorisation des porteurs de projets, le sponsoring des essaims de petites entreprises à l’instar de celui pratiqué en faveur des équipes sportives. Il est également question de la sensibilisation .des entreprises «en vue de participer à la création d’un cadre de travail ou d’une structure commune permanente avec l’université».
Soucieux de «redonner» à la PME la place qui est la sienne dans l’économie nationale et de relever les défis liés à la réduction du chômage, le développement industriel et agricole, l’amélioration de la compétitivité et la reconquête du marché intérieur, Zaïm Bensaci considère comme opportune «une stratégie qui définirait, dans un cadre concerté pouvoirs publics-représentants du monde de l’entreprise, les modalités pratiques devant favoriser cet objectif».
Une problématique que l’organisation des premières assises nationales de la relance de la PME pourrait traiter, incitera pour sa part le secrétaire général de la Centrale syndicale, hôte également de la cérémonie d’ouverture.
Estimant opportun de «revoir» le statut du CNC/PME et de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), Abdelmadjid Sidi Saïd appellera les opérateurs économiques à s’impliquer dans une action proactive, «collective», en œuvrant à sérier et lever les blocages par filières industrielles, à développer le «compagnonage».

La PME en «stagnation» en Algérie
«Il est pour le moins aberrant que (le niveau) de la PME stagne», relève le président du Conseil national économique et social (Cnes) qui a assisté jeudi dernier, à la cérémonie d’ouverture de la septième assemblée générale ordinaire (AGO) du Conseil national consultatif de promotion de la PME.
Une situation que Mohamed Seghir Babès inscrit à contre-faux avec celle des PME dans le monde, avec notamment 90% des emplois créés par les petites et moyennes entreprises, les très petites entreprises et les start-up et une contribution majoritaire à la création de richesses et de valeurs ajoutées.
Une assertion que le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), autre hôte de cette 7e AGO, confortera par ses propos. Selon Réda Hamiani, les PME contribuent certes à 80% dans la création de valeurs mais peinent cependant à se développer, en citant un volume moyen de 30 000 créations par an et une forte mortalité (6 000 cessations d’activités).
Rappelons que l’Algérie ne dispose que de près de 700 000 PME dont 98% sont des très petites entreprises employant moins de 10 personnes. Or, l’objectif des pouvoirs publics est d’étendre ce tissu entrepreneurial à 2 millions de PME, sur la base de la création de 200 000 PME par an.
C. B.

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