Dimanche 5 janvier 2014
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Actualités : Pour une sortie de crise
Le Caire cherche l’appui d’Alger


Dans sa quête d’une sortie de crise, l’Egypte se tourne vers l’Algérie. Des consultations diplomatiques entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays auront lieu ce dimanche à Alger. Le Caire fonde plein d’espoirs sur l’action d’Alger au sein de l’UA pour lui écourter l’isolement continental.

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir)
Le ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil Fahmi, en visite de travail à Alger, aura de longs entretiens avec son homologue algérien Ramtane Lamamra. Des entretiens qui vont porter sur l’état de la relation bilatérale mais aussi sur les opportunités qui s’offrent à la recomposition de l’axe Alger-Le Caire au sein de la Ligue arabe tombée, depuis l’éclatement des printemps arabes, sous la coupe des pays du Golfe, le Qatar notamment. La destitution du président islamiste Mohamed Morsi a eu, pour une Egypte qui peinait à sortir de l’instabilité politique, après la chute de Hosni Moubarak et de son régime, deux conséquences majeures : un affaiblissement diplomatique au plan continental et régional en même temps que l’éclatement de violences au niveau intérieur. Vendredi, d’ailleurs, les manifestations des partisans du président Morsi dans plusieurs villes du pays ont charrié un nouveau lot de morts et de blessés.
Un dernier bilan du ministre égyptien de la Santé a fait état de 11 morts et de 52 blessés. C’est cette Egypte-là, secouée par des mouvements de rue cycliques et économiquement fortement éprouvée, qui cherche appui auprès de l’Algérie. Un appui dont l’Algérie ne serait pas avare, puisque, comme l’expliquait Ramtane Lamamra tout récemment, en matière de politique étrangère, l’Algérie privilégie la relation entre Etats, indépendamment des gouvernements en place. Autrement dit, elle ne craint pas que sa coopération avec l’autorité de transition en Egypte ne soit comprise comme une prise de position contre l’ancien pouvoir des Frères musulmans. Et d’ailleurs, c’est à cette compréhension que s’est rendu le président du MSP, Abderrazak Mokri, dont le parti a des atomes crochus avec la confrérie égyptienne.
De longue date, au demeurant. Mokri s’est, en effet, distingué dans des attaques assez virulentes à l’encontre du chef de la diplomatie algérienne dont les récentes précisions à propos de la position algérienne par rapport au conflit politique en Egypte lui ont apparemment déplu.
Les islamistes du MSP algérien, qui ne cachent pas leur sympathie pour Morsi, aimeraient bien voir les organisations continentale et régionale maintenir la sanction contre les autorités de transition en Egypte au motif qu’elles auraient commis un coup d’Etat pour destituer le président islamiste. Or, l’Algérie n’est pas adepte de sanctions durables contre l’Egypte.
S. A. I.

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