Dimanche 5 janvier 2014
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Actualités : LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ANR L’A «LÂCHÉ» HIER
«Nous sommes du pouvoir»


Un passage au gouvernement, ça produit inévitablement son effet sur bien de nos leaders politiques, même si l’on s’évertue à faire mine de ne pas être affecté d’être «recalé» au bout d’une année d’exercice.
Mohamed Kebci-Alger (Le Soir)

Et ce n’est certainement pas le secrétaire général de l’ANR qui apportera la contradiction, lui dont la promotion gouvernementale pour avoir fait partie de la toute première équipe à Sellal l’a totalement «vacciné» pour l’avoir mué en farouche opposant à l’«opposition».
Belkacem Sahli n’a jamais senti autant d’aversion à l’endroit de ses pairs de l’opposition que depuis qu’il a fréquenté la périphérie des hauteurs, en s’attaquant systématiquement à toutes les propositions de la classe politique. Notamment celles inhérentes à la perspective de la présidentielle d’avril prochain, entre autres, une commission indépendante d’organisation des élections, à commencer donc par le scrutin du printemps prochain et le report du projet de révision constitutionnelle.
Des initiatives qui sentent, selon le patron de l’ANR, qui animait hier, une conférence de presse, de la pure «surenchère politique».
Ceci même s’il concédera à affirmer qu’il partage l’idée dont il refute seulement l’aspect pratique, la prochaine présidentielle n’étant qu’à moins de quatre mois, oubliant ou feignant d’oublier que la revendication remonte à très loin avec le RCD qui l’a lancée le tout premier avant que d’autres partis et personnalités nationales n’en fassent la leur.
La même arrière-pensée politicienne et la même accusation de « surenchère», Sahli la réservera aux partis qui font montre, selon lui, d’excès de zèle dans le soutien à un quatrième mandat présidentiel pour Abdelaziz Bouteflika, ou encore ces mêmes partis d’opposition qui veulent à tout prix empêcher le président de la République à rempiler pour une autre mandature. «Rien ne justifie cette précipitation» de part et d’autre, ce qui a, poursuivra-t-il, «participé à l’accentuation du flou» qui caractérise la scène politique nationale.
Mais quid de la position de l’ANR dans tout cela ? Son secrétaire général se réjouit d’avoir fait preuve de «responsabilité» de ne pas s’être précipité dans le soutien au quatrième mandat présidentiel ou à l’opposé, à l’empêchement de ce dernier. Un stand-by et une prudence qui auraient été compréhensibles si Sahli ne reprochait pas la même attitude à l’opposition qui n’a pas réussi, selon lui, «à présenter un candidat consensuel».
Et au successeur de Rédha Malek à la tête de l’ANR de se «trahir», avouant : «Nous sommes du pouvoir», pressé qu’il était à se définir sur l’échiqiuer politique.
Une affirmation qui a le mérite de la clarté tant l’homme s’est essayé au laborieux exercice, celui du faux suspense quant à la direction que prendra son soutien à l’occasion de la prochaine présidentielle. «Nous ne présenterons pas notre propre candidat et nous ne soutiendrons pas le candidat de l’opposition», dira-t-il.
Ceci avant de préciser que le soutien de l’ANR ira au cavalier du camp «nationaliste et démocratique» qui, à suivre Sahli, ne se serait pas encore manifesté ou pas suffisamment, reconnaissant avoir des consultations et des concertations avec l’un d’eux, l’ex-chef de gouvernement, Ali Benflis.
M. K.

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