Lundi 6 janvier 2014
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Et personne ne t’a prévenu ? Comme c’est
méchant !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Les tunnels construits par Amar Ghoul s’effondrent les uns
après les autres. Purée ! Si même les islamistes ne savent
plus creuser des…

… casemates !

Eh ! Amar ! Oh ! Amimer ! Laisse tomber une seconde ton instrument et dis-moi Bark : comment tu l’appelais le Sellal ? Attends, si je me souviens bien, tu le qualifiais de «technocrate». Et dis-moi encore Khouya Amar, tu affirmais devant témoins, et témoins nombreux, que Sellal n’avait rien à voir avec la politique, c’est ça, Amimer ? Confirme-moi que ma mémoire de quinquagénaire n’est pas complètement ramollie. Et dis-moi encore Amar, Sahbi. Tu disais quoi à propos du DRS ? Tu sais, ta théorie présentée là aussi devant témoins, et des témoins nombreux. Tu exigeais — oui, c’est ça, ça me revient maintenant — tu exigeais donc que le DRS aille se faire voir dans ses caves humides, qu’il ne se mêle de rien, même pas de circulation routière à Hydra. C’est ça, Amar, n’est-ce pas ? Rassure-moi, juste ça, que je ne commence pas à paniquer à l’idée de présenter des symptômes d’Alzheimer ou d’amnésie irréversible. Tu vois, Amimer, ce qui m’inquiète le plus pour toi, aujourd’hui, ce n’est pas tant toutes les crasses que tu as balancées sur les têtes de Sellal et des services de sécurité. A la limite, les deux sont assez grands pour te le rappeler le moment venu. Ou ne pas te le rappeler, s’ils considèrent qu’ils n’ont pas à répondre à un OVNI politique chevauchant une derbouka en guise d’aéronef. Non ! Ce qui m’inquiète, c’est que tu n’aies rien vu venir. Toi, qui percutais, qui percussionnais dans le premier cercle, comment as-tu pu être aussi aveugle ? Ou alors, c’est encore plus grave. Ils ont oublié ta mise à jour ! Mon Dieu comme c’est terrible ! Les vachelards ! Ils ne t’ont pas prévenu que le concert était terminé, la scène démontée, les enceintes et les fils rangés dans les camions à matériel et les micros et caméras coupés. Comment ont-ils pu te faire ainsi un enfant dans le dos ? C’est franchement pas sympa de te laisser aujourd’hui en rade, sans ampli. Sans balance. Sans modulation. Avec juste les paumes des mains posées suintantes sur la peau du tambourin. Si j’étais paranoïaque, je jurerais même qu’ils t’ont intoxiqué. Empoisonné intentionnellement. Rah’djouk ! Ben, tu vois, en bout de course, alors que les derniers manutentionnaires rangent les tréteaux, que les chauffeurs des camions des meetings font chauffer leurs moulins pour rentrer au garage et rendre les équipements de scène loués à prix d’or, moi, je vais te faire un aveu : tu vas quand même me manquer un peu. Si ! Si ! J’tassure ! Ce n’est pas tous les jours qu’on a un client comme toi dans un espace, une boutique comme la mienne. Dommage que tu doives partir si tôt, l’artiste ! Mais je suis sûr, au fond de moi que d’autres artistes viendront. En attendant, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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