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Actualités : Visite du ministre des Affaires étrangères égyptien en Algérie
L’abécédaire diplomatique rappelé aux islamistes algériens


Le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, n’est pas resté insensible à la sortie, dimanche, d’un groupe de partis islamistes algériens qui n’a pas désiré souhaiter la bienvenue au ministre égyptien des Affaires étrangères Nabil Fahmi. Le chef de la diplomatie algérienne a affirmé que l’Algérie traite avec les Etats et non avec les régimes.

Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir)
Controversée, la visite en Algérie du ministre égyptien des Affaires étrangères l’a été, du moment que, sous la houlette du MSP, un groupe de partis islamistes est monté au front dimanche pour la dénoncer. Cependant, Ramtane Lamamra n’en fait pas un cas de polémique, loin s’en faut. Hier, en conférence de presse conjointe avec son homologue égyptien, Lamamra s’est appuyé sur une envolée diplomatique pour éviter de donner emprise à la rengaine islamiste. «L’Algérie reconnaît et traite avec les Etats et non avec les régimes… elle maintient ses relations avec ces pays nonobstant les problèmes internes qu’ils connaissent.» Le groupe des partis islamistes avait souligné, dans un communiqué rendu public dimanche, que l’Algérie ne devait pas traiter avec un gouvernement issu d’un coup d’Etat militaire et, au passage, ont dénié à Nabil Fahmi la qualité de représentant du peuple égyptien. Le ministre algérien des Affaires étrangères a estimé que la déclaration n’est qu’un avis d’une partie de la classe politique. Il n’est pas demeuré toutefois sans en expliciter la position algérienne qui pourrait être comprise contre un parti-pris dans la crise égyptienne. «La conduite de l’Algérie ne signifie nullement que l’Algérie est indifférente ou qu’elle accorde peu d’intérêt aux situations que ces pays traversent.» Ramtane Lamamra a rappelé, à l’occasion, le sacro-saint principe qui guide l’action de la diplomatie algérienne, à savoir la non-interférence dans les affaires intérieures d’un Etat. «Nous partageons les joies et les peines de l’Égypte mais nous ne nous ingérons pas dans ses affaires internes et nous souhaitons que le peuple égyptien sorte plus fort que jamais de son épreuve.» Et pour clore ce chapitre, le ministre des Affaires étrangères a rappelé que «la politique extérieure de l’Algérie est orientée par le président de la République». De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères a considéré que la réaction du groupe de partis islamistes algériens n’est rien d’autre qu’un avis et que «la décision de classer les Frères musulmans comme une organisation terroriste est une décision égyptienne et nous souhaitons qu’elle soit respectée par les autres pays». Nabil Fahmi a, en outre, affirmé que «toute immixtion d’un pays étranger dans nos affaires est rejetée».
Il s’est également élevé contre la décision de l’UA de suspendre l’Egypte. «La décision de l’UA de suspendre l’Egypte est injuste et on demande à ce que cette décision soit revue.» Le ministre égyptien des Affaires étrangères a nié que son pays ait sollicité un prêt de l’Algérie mais que la demande égyptienne d’augmenter son approvisionnement en gaz algérien vise à diversifier les ressources égyptiennes. Nabil Fahmi a été reçu en audience dimanche par le chef de l’Etat. Une audience au cours de laquelle, a témoigné Fahmi, ont été passées en revue, outre la relation bilatérale, les questions régionales et internationales, notamment les dossiers palestinien et syrien.
S. A. I.

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