Dimanche 12 janvier 2014
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Actualités : Il refuse de «servir d’alibi»
Djilali Sofiane se retirera des élections si Bouteflika est candidat


Pas de révision de la Constitution, donc pas de quatrième mandat en vue pour Bouteflika. L’équation n’est cependant pas aussi simple selon le candidat Djilali Sofiane qui avertit qu’en cas de changement de cap et de candidature du Président sortant, il refusera de servir d’alibi et se verra contraint de se retirer de la course.

Nawal Imès- Alger (Le Soir)
Candidat déclaré, Djilali Sofiane considère que l’abandon du projet de révision de la Constitution est à lui seul une victoire pour l’opposition.
Cela signifie pour le président de Jil Jadid que la candidature du Président sortant est de moins en moins possible car, pense-t-il, les deux projets devaient être menés en parallèle.
Cela, dit-il, ne met pas à l’abri d’une «surprise». si Bouteflika venait tout de même à manifester son intention de briguer un autre mandat, le candidat Djilali Sofiane jettera l’éponge pour ne pas servir d’élément de décor dans une élection à l’issue connue d’avance.
Sans la candidature de Bouteflika, le président de Jil Jadid croit en la possibilité d’une élection ouverte avec la possibilité d’émergence d’un nouveau personnel politique. Même la commission de surveillance des élections devient dans ces conditions acceptable et peut faire l’objet de «discussions».
Animant hier une conférence de presse, Djilali Sofiane est formel : il considère que le régime est dans une impasse et est dans l’incapacité de trouver une alternative à Bouteflika.
Affirmant n’avoir pas basé sa candidature sur les intentions du Président sortant mais sur la conviction que l’heure du changement avait sonné, et qu’il était temps que la confiance entre gouvernants et gouvernés soit à nouveau retrouvée.
Interrogé sur l’incapacité du pôle de l’opposition formé par une trentaine de partis et de personnalités nationales, Djilali Sofiane répondra qu’il était préférable que les électeurs puissent avoir le choix entre plusieurs programmes.
La question du soutien d’un seul candidat pourrait faire l’objet de discussions en cas de second tour. Un programme à plusieurs axes a été tracé par le candidat inspiré de référents sociaux et d’une longue réflexion. I­l promet une véritable réconciliation, un respect des droits de l’Homme et une concrétisation sur le terrain de la liberté de la presse. La candidature de Djilali Sofiane a été décidée par le parti après de larges consultations tant avec la classe politique, les personnalités ainsi qu’avec la société civile.
Le parti était arrivé à la conclusion qu’«il s’avère être très difficile de nouer une alliance objective avec un ou plusieurs autres partenaires, les objectifs des uns et des autres ne se rejoignant que difficilement pour un premier tour électoral inévitable. La question du choix d’une éventuelle alliance se poserait alors entre les deux tours».
Un scénario dont il faudra attendre de connaître les intentions des uns et des autres à trois mois de l’élection.
N. I.

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