Samedi 18 janvier 2014
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Effacer cette tache !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
El Oued. Deux terroristes tués par leurs ceintures explosives.
Comme quoi, il ne faut pas désespérer. Les …

…ceintures explosives intelligentes, ça existe !

Y a un dossier prioritaire sur lequel devra se pencher le successeur de Abdekka au Palais, car successeur, dès le 18 avril prochain, il y aura forcément. Oh ! Bien sûr, le bureau du nouveau chef de l’Etat algérien sera plein à craquer, submergé par les dossiers, vu que le pays n’a pas été géré depuis trois mandats, depuis 1999. Mais de tout ce fatras de dossiers, et même si je ne suis rien dans le concert des voix qui exhorteront le nouveau Raïs à entrer tout de suite dans le vif du sujet, même si je ne suis qu’un saltimbanque vadrouillant d’une chronique à l’autre avec ce qu’il lui reste de ciboulot, même si je sais au fond de mon crâne de piaf qu’un président, c’est un machin trop sérieux pour qu’il tende l’oreille à un «clown de papiers», et surtout même si le peu de substance raisonnable dans lequel baigne encore mon cervelet me souffle encore fort entre les deux oreilles qu’un président, ça écoute d’abord sa conscience et ses conseillers, j’émettrais malgré tout un souhait. Celui de voir le nouveau patron de la Grande Maison Blanche d’El Mouradia ouvrir en urgence ce dossier-là. Comment dire ? Non pas que je prétende que les dossiers économiques en souffrance ne sont pas prioritaires. Non pas non plus que j’affirme péremptoirement que la relance ne soit pas un thème ultra-urgent. Non pas que je considère légèrement que la santé mourante ne doive pas être réanimée en tête de la foultitude de secteurs à réanimer dans ce pays. Non ! C’est juste que «ce» dossier précisément est une blessure. Et je sais cette blessure, cette plaie ouverte dans les cœurs et sur les corps de millions de mes compatriotes. Eh ! Oh ! Surtout pas de grandiloquence, car je ne prétends pas non plus être le porte-parole de ces millions de personnes, Hacha ! Non ! Mais jugez de l’urgence lorsque je vais vous dire de quel dossier il s’agit. D’ailleurs, j’arrête de vous faire mariner, et vous le dis tout de suite : le dossier des 15 décrets présidentiels signés par Abdekka dans l’enceinte même de l’institution des Invalides, un hôpital militaire français construit sur le sol français. Mais non ! Je n’appelle pas à refaire la guerre à la France. La France n’a d’ailleurs rien à voir dans cette affaire. Même si au passage, elle a tout vu, tout scanné ! Ça reste une affaire algéro-algérienne. Un Président algérien a pris la responsabilité de signer une quinzaine de décrets de souveraineté nationale à partir d’une capitale étrangère, et laquelle ! Paris, capitale de Fafa. Alors, oui ! Monsieur le nouveau Président, monsieur le forcément successeur, je ne sais pas ce que prévoit la loi. Des amis juristes pourront me le confirmer. Mais il me semble urgent que votre premier acte soit chargé de cette symbolique. Celle d’annuler ces décrets, quitte bien sûr à aussitôt les resigner à l’identique, mais du Palais d’El Mouradia, sur terre algérienne. Oui, je sais que ça peut vous paraître idiot, voire enfantin. La crise secoue la planète, et moi je me préoccupe de zonage des signatures de souveraineté. Mais que voulez-vous ! Moi, ces documents de la RADP paraphés dans une annexe de santé militaire française, ça me rend… malade ! Tellement que j’en fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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