Lundi 20 janvier 2014
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Corruptions
Culture
Kiosque arabe
Pousse avec eux
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Actualités : Le Bonjour du «Soir»»
Benflis, la leçon !


Par Maâmar Farah
Nous avons toujours rappelé que ce système avait encore besoin de Bouteflika et qu'une non-participation de ce dernier au scrutin était synonyme d'implosion, tant les équilibres sont fragiles, les alliances passagères et les prétentions nombreuses ! Et nous avons toujours exprimé l'idée que tous les candidats qui se présenteront contre Bouteflika sont des lièvres ! Ils peuvent nous dire le contraire mais, honnêtement, avec Sellal à la tête du gouvernement, Belaïz à l'intérieur et Louh à la justice, avec cette administration qui rivalise dans l'art d'exposer des portraits de Bouteflika de plus en plus géants, avec cette foultitude de serviteurs zélés et de profiteurs de la rente, peut-on sérieusement penser qu'un autre candidat peut prétendre à El-Mouradia ?
Bien sûr, comme en 2004, on va en entendre des vertes et des pas mûres ! Cette année-là, les décideurs, échaudés par l'échec retentissant du scrutin de 1999 où tous les candidats s'étaient retirés, laissant Bouteflika seul, avaient monté un plan machiavélique pour éviter un tel scénario et crédibiliser le nouveau rendez-vous électoral. L'armée est avec Benflis, nous disait-on ! L'affaire est classée ! Au lendemain de la victoire de Bouteflika, des partisans de Benflis ont été emprisonnés, ruinés, chassés de leur travail, persécutés. La machine répressive a tenté d'humilier tous ceux qui s'étaient levés contre le «leader respecté et bien-aimé» !
Alors, et même si je ne crois pas en sa victoire, laissez-moi vous dire que retourner sur l'arène est un acte courageux, le signe d'une incroyable combativité pour Benflis. Quant à ses supporters, et malgré tout ce qui s'est passé après 2004, leur présence en si grand nombre signifie que la peur n'est plus, que la menace, les intimidations, la répression ne font pas reculer les hommes, que l'espoir du changement, même minime, demeure, porté par des Algériennes et des Algériens qui, face à la machine impitoyable du système, disent haut et fort qu'ils veulent une autre Algérie : celle du travail, de la créativité, de l'égalité, de la liberté, de la justice et de l'amour !
[email protected]

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site