Mardi 28 janvier 2014
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Le Soir Retraite
Culture
Société
Monde
A fonds perdus
Pousse avec eux
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Si je ne peux venir à toi, tu seras obligé de venir à moi !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Louisa Hanoune a échoué. Amar Saâdani a échoué.
Abdelkader Bensalah a échoué. Mais alors, qui pourrait
convaincre Abdekka de s’adresser à la Nation ?

Un orthophoniste !

Bon ! Je suis assez d’accord avec mon canard ! Là, on est en face d’un problème. La loi oblige un candidat à se présenter lui-même dans le bureau où se trouvent sagement alignés les formulaires de candidature à la Présidentielle, à en prendre un avec sa «propre» main et à signer avec son autre main une décharge où il reconnaît s’être déplacé avec ses «propres» pieds au bureau en question et y avoir procédé au retrait dudit formulaire. Vous comprenez ainsi beaucoup mieux les données du casse-tête actuel. Prenons une carte, et mesurons la distance qui sépare le domicile le plus médicalisé d’Algérie, la maison de Abdekka à Sidi Fredj, et le bureau des retraits de formulaires de candidature. Ouais ! Ça fait tout de même une sacrée trotte ! Déjà, commençons par écarter définitivement l’option qui consiste à accomplir ce trajet en fauteuil roulant. Le fauteuil roulant 4X4, tout-terrain n’a toujours pas été inventé. Ensuite, il y a un problème d’autonomie. Celui de Boutef’ ne dispose pas d’un réservoir de mazout suffisant. Il ne peut accomplir que le trajet entre son autre domicile hyper-médicalisé de Saint-Joseph et le Palais où se tient le Conseil des ministres. Et encore ! L’autre jour, il est tombé en panne sèche en route, occasionnant des embouteillages monstres et un retard à ce Conseil. Bon, je vous l’accorde, le Conseil des ministres est en retard de plusieurs mois déjà, voire une année ferme, mais ce n’est pas une raison pour tenter ce pari fou d’un fauteuil roulant sans fuel vers le bureau des candidatures. Trop risqué. Embarquer alors le fauteuil roulant et son passager à bord d’une limousine ? Oui. Pourquoi pas ! Sauf que si on est légaliste, cette solution-là s’apparente à l’utilisation des moyens de l’Etat à des fins de candidature et de campagne électorales. On peut faire appel à une voiture qui ne serait pas la propriété de l’Etat, mais du candidat lui-même. J’ai souvenance que dans une déclaration de patrimoine ancienne, très ancienne, il avait mentionné être le propriétaire d’un vieux, très vieux modèle de chez Volkswagen. Et j’ai la photo de la guimbarde, là, sous les yeux, ça m’étonnerait qu’on puisse y fourrer un fauteuil et le candidat. Le fauteuil plié, oui. Le candidat plié, oui. Mais les deux sans aucun pli, impossible ! Du coup, je ne vois qu’une solution à ce casse-tête. Changer le siège du bureau des candidatures, et le domicilier officiellement à… Sidi Fredj, à l’adresse ultra-médicalisée du châtelain ! Voilà la solution idéale. Non seulement le candidat Abdekka n’aura plus à se déplacer. Mais en plus, les autres postulants devront aller chez lui pour y retirer leurs «propres» formulaires. Remarquez, au fond, pour beaucoup d’entre eux, ça ne changera pas grand-chose. Ils connaissent le chemin sur le bout de leurs pattes. Un lièvre, ça retrouve toujours le chemin odorant de la mangeoire et du clapier. Sinon, comment elles feraient pour manger et vivre, les pôvres bestioles ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

Nombre de lecture : 1

Dernier sondage 
Avec l’adoption de la nouvelle Constitution, pensez-vous que les Tunisiens sont sortis de la crise politique ?
Oui : 45,14%
Non : 49,91%
Sans opinion : 4,95%

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site