Mercredi 5 février 2014
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Actualités : LES PARTISANS DU 4e MANDAT SE FONT DISCRETS
Saâdani laissé seul


Pas de vivats pour Amar Saâdani, auteur, lundi, de graves accusations à l’encontre du patron du renseignement, le général Médiene, dit Toufik. Les voix, partisanes ou autres, qui s’y sont exprimées, ont été dans leur majorité celles adverses. Point de soutiens.
Sofiane Aït Iflis - Alger (Le Soir)
Après sa signature d’une virulente diatribe à l’encontre du général Toufik, Amar Saâdani ne s’est pas vu submerger par les élans de sympathie. Pourtant, il a dû en avoir attendu, même s’il ne devait pas ignorer que, de par sa position de premier responsable du FLN, dont la désignation est, de surcroît, contestée, sa sincérité est sujette à caution.
Pas surprenant, cependant, qu’Amar Saâdani se retrouve solitaire sur la ligne de front. Sa sortie, même si elle repose les termes d’un débat autour du rôle et des missions des services de renseignements, reste, aux yeux des acteurs politiques et des observateurs, hautement suspecte. Dès lors qu’elle est endossée par le premier responsable du parti-Etat, élément central du système politique algérien, la démarche ne participe pas nécessairement d’une œuvre salutaire pour le pays. Elle traduit plus une difficulté conjoncturelle à cohabiter qu’elle ne projette une quelconque perspective démocratique, la reconduction de Bouteflika pour un 4e mandat n’étant pas elle-même, loin de là, un gage d’émancipation démocratique. Même s’il s’en trouve parmi la classe politique nationale qui est d’avis que les services de renseignements doivent se départir du rôle de police politique, ce n’est pas pour autant qu’il accourra pour apporter son appui à Amar Saâdani, avec le risque inévitable d’aider à la reconfiguration des rapports de force au sommet au profit du clan présidentiel. Un clan qui s’emploie avec méthode à dégager à nouveau le chemin de la présidence devant le candidat Bouteflika. D’aucuns pourraient alors rétorquer pourquoi les nombreux adeptes du 4e mandat pour Bouteflika se sont fait discrets, laissant Saâdani encaisser seul les contrecoups de sa bravade. Il en va de la stratégie, répondraient les observateurs avertis de la scène politique nationale. Dans pareille bataille, à l’évolution incertaine, le repli s’intègre forcément comme élément de stratégie.
C’est pour cela d’ailleurs que tout est fait pour que les attaques répétées de Saâdani contre le DRS n’apparaisse pas comme des manœuvres assumées par le clan présidentiel. D’où, d’ailleurs, cette distance observée, publiquement, du moins, par rapport à la sortie de Saâdani. Cette attitude présente l’avantage de tirer profit de la montée au front de Saâdani sans devoir éventuellement souffrir de sa déroute. Pour faire vrai, Saâdani ne répète-t-il pas, au demeurant, qu’il ne preste pour personne, même pas au nom du FLN.
S. A. I.

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