Mercredi 5 février 2014
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Je ne bougerais pas de là !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Qui actionne Saâdani ? Le…

… chef d’orchestre, bien sûr !

Moi, maintenant, je suis debout, de faction. Malgré la pluie, malgré le vent, malgré le froid qui me transperce la peau, je ne bougerais pas de là. De devant le kiosque à journaux. Pas question qu’on m’en déboulonne. J’attends. J’attends la parution de la revue de l’ANP, El Djeïch ! Ces derniers mois, cette revue, dans son éditorial, n’a jamais raté les petits plumitifs de la Maison de la presse, à la moindre consonne mal placée, à la moindre voyelle non sympathique, au moindre coup de crayon baveux, à la plus petite des bulles disgracieuses, l’édito d’El Djeïch a sorti la grosse artillerie et a canardé. Alors, là, moi, désolé, j’attends ! L’honneur des héros de Tiguentourine a été sali. Traîné dans la boue des grands majors pétroliers. Et donc, j’attends ! Oh ! Je sais bien que certains éclairés d’entre mes amis vont m’expliquer que les propos «poubellistiques» du danseur de cabaret, visent en fait à faire sortir les services algériens de leur obligation de réserve, qu’il ne s’agit que de provocation de bas étage de discothèque. Il n’empêche ! Je ne bouge pas de mon kiosque ! Tu ne peux pas menacer des journalistes, pesant à tout casser, 20 kilos mouillés, les prévenant que s’ils ne ferment pas leurs sales plumes, le ciel vert va leur tomber sur la tête, et ensuite, te taire, le nez dans le gras du bide, face à la diarrhée du gnome agitateur d’idées putrides. Et donc, j’attends un bon édito, bien costaud, blindé de chez blindé, méchant aux entournures, plein de promesses de saigner le veau insolent, lourd de toute la lourdeur de l’institution. Il ne peut pas ne pas venir cet édito ! Surtout pas en ce moment où le junky de l’Ouest s’agite comme s’il n’avait pas eu sa dose. Il doit venir vite cet édito qui allumerait la «Chettaha» sinon, tout le monde va penser qu’il est désormais loisible de s’essuyer les pieds et de s’essorer les chaussettes sur des services devenus paillassons. Il doit venir vite cet édito sinon, dans les Palais avoisinants, on va commencer peut-être à visualiser la possibilité de pouvoir pousser randonnée musclée en nos contrées, soudain aussi fragiles, divisées et vulnérables. Et puis, à la limite, en dehors des considérations géostratégiques des conflits de voisinage, il reste ce constat qui m’oblige moi, à ne pas déserter mon poste de vigie, bien en face du kiosque, à attendre le dernier numéro d’El Djeïch : avec le palier franchi par l’excité du nombril, aujourd’hui l’Algérie est aussi, sinon plus en danger, qu’elle ne l’a été entre deux tours d’une «fameuse» élection barbue ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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