Jeudi 6 février 2014
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Culture
Contribution
Ce monde qui bouge
Pousse avec eux
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Le mal va t’arriver, c’est sûr ! Mais
d’où ? Va savoir !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Qui est derrière Amar Saâdani ?

Sa «carrière» politique !

De toute l’interview de Amar Saâdani, le passage que je trouve le plus intéressant, c’est la fin. Lorsque l’homme connu pour être pudique, tout en finesse et guidé au plus haut point par un sens hors du commun de la retenue lâche enfin : «Si un mal m’arrive, ça sera l’œuvre de Toufik !.» Je dois dire que j’ai eu un pincement au cœur en lisant cet aveu dramatique. D’abord, parce qu’étreint par l’émotion, Amar se trompe à moitié dans ce segment de phrase. Un mal, un malheur peut bien sûr lui arriver. Ça peut nous arriver à tous ! Qui est à l’abri d’un malheur, hein, je vous le demande ? Personne ! Mais là où Amar a faux, c’est lorsqu’il pointe son gros doigt boudiné en direction de celui qui serait supposé être l’auteur du mal qui va lui tomber sur la tête, ou sur toute autre partie de son corps, étant entendu que si c’est sur la tête, les risques sont moindres pour sa survie. Non ! La piste Toufik ne me semble pas tenir la route. De toutes les façons, les pistes Toufik ne figurent sur aucune carte Michelin ou Kaddour. Par contre, Amar peut être effectivement victime directe d’un certain nombre d’incidents, voire d’accidents mortels, ceux-là. Alors qu’il se croit immunisé contre ce genre de mésaventures, Amar peut par exemple pénétrer par erreur dans une bibliothèque sans s’en rendre compte ! Ca serait terrible. Pour la ou le bibliothécaire, et pour lui même, bien sûr. Surtout s’il touche à un livre. Même s’il ne l’ouvre pas, qu’il le touche seulement, qu’il l’effleure bark, et ça sera la cata. Vous et moi, nous mangerions du poisson lapin (c’est d’actualité en ce moment), nous crèverions sur le champ, n’est-ce pas ? Lui, c’est le contact avec un bouquin qui lui serait fatal. Amar court un gros risque aussi s’il venait à être bousculé dans la rue par un vrai diplôme. Je ne donne pas cher de sa peau à l’issue de ce télescopage. Comme je ne donne pas plus cher de sa vie si un facétieux collaborateur de Amar s’introduisait dans son bureau et y tripotait la télé qui s’y trouve. Elle est toujours réglée sur Rotana Clip. Imaginez un instant que le farceur change la programmation et la cale sur Arte, un jour où est diffusé un cycle du cinéma d’Eric Rohmer ? Il y aurait mort d’homme. De cet homme. De ce pauvre homme qui, aujourd’hui veut nous alerter sur les dangers mortels qui le guettent, qui veut nous dire de manière pathétique que sa vie est en péril. Mais qui le dit mal. Très mal. C’est rageant à la fin ce monsieur qui ne sait même plus d’où va lui venir le mal, de derrière quel rideau la tuile va lui être balancée. Aidons-le ! Oui ! Surtout maintenant. Dans ces derniers instants. Et fumons du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.

Nombre de lecture : 1

Dernier sondage 
Pensez-vous que le MDN doit réagir aux propos de Amar Saâdani ?
OUI : 70, 86 %
NON : 24,27 %
S. opinion : 4,87 %

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site