Samedi 15 février 2014
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Actualités : FJD DE DJABALLAH
Vers le boycott des élections


Après le rejet par le bureau de l’Assemblée populaire nationale (APN) de son projet portant proposition d’amendement de la loi électorale pour instituer une instance indépendante à laquelle sera confiée l’organisation des élections, le Front de la justice et du développement (FJD) de son leader Saâd Abdallah Djaballah a tiré ses conclusions : il n’y a aucune garantie pour une élection libre et transparente, le boycott s’impose de lui-même.
«Le Conseil consultatif (Madjlis Echoura) décidera plutôt si ce boycott sera actif ou passif. Nous allons publier un communiqué demain (aujourd’hui, ndlr) pour l’annoncer officiellement», a ironisé Lakhdar Benkhallef, numéro 2 du FJD, hier, avant l’entame des travaux de la session ordinaire de l’instance délibérante du parti, tenue hier, au siège national à Baba Hassen. Dans son allocution d’ouverture, Djaballah, lui, a disserté longuement au sujet du concept du pouvoir et ses extrapolations sur les institutions dans un Etat démocratique, il évoquera ainsi le principe de séparation des pouvoirs et celui du contrôle politique et judiciaire sur l’action du gouvernement. Et ce, avant de commenter l’actualité politique et son lot de déballage. «Un proche de l’ancien Premier ministre sous Chadli, Abdelhamid Brahimi, m’a confié lors de mon dernier voyage à Londres qu’il s’est vu signifier un rejet à sa demande de renouvellement de passeport parce qu’il a refusé de se déjuger par rapport à ses déclarations fracassantes quantifiant les détournements de fonds à l’époque à 26 milliards de dollars. Un vilain marchandage qu’on lui a fait subir à son âge avancé (près de 78 ans) et sa maladie. Cela ne m’étonne pas ! Et pour cause, les révélations du général à la retraite Benhadid il y a deux jours, parlant de 50 milliards n’ont pas suffi à amener la justice à s’autosaisir malgré la gravité du propos. Ni les citoyens à manifester dans la rue du reste ! Profitant de cette démission générale des citoyens, les actuels dignitaires du système politique s’affrontent justement pour s’assurer de l’impunité pour les cinq ans à venir. En attendant de trouver un moyen de s’en sortir», a-t-il indiqué. Et de s’interroger : «De quel droit revendiquent-ils un quatrième mandat ? Pour le bien qu’ils ont apporté au pays ? Les élections de 1991 étaient de loin les plus transparentes depuis l’ouverture au pluralisme politique. Un quart de siècle après, les choses ont évolué vers le pire. Personnellement, je ne vois aucune amélioration.»
L. H.

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