Samedi 15 février 2014
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Si t’as le vertige, va au manège de
chevaux de bois et évite le Grand 8 !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Urgent ! Dernière minute ! Saâdani en fuite…

… de cerveau !

C’est tout de même terrible ! J’ai l’impression que nous sommes dans la peau de gosses qui étaient en train de faire les fous dans la cour de l’école, de se faire des crasses de gosses, de se chamailler comme se chamaillent les gosses, et puis hop ! Arrive le proviseur Abdekka qui siffle la fin de la récré, et nous tous, en chœur, nous poussons le même cri presque soulagé : «Ça y est ! Le Président a sifflé la fin de la récré !» INFANTILISANT ! Libre à ceux qui n’ont pas encore digéré leur cycle scolaire, qui n’ont toujours pas décollé leurs popotins des bancs de l’école, qui en sont encore à griffer avec leurs compas les châtaigniers du préau des initiales de leur amour d’enfance, pour ma part, j’ai tourné cette page. Et ce qui m’intéresse, ce n’est pas la cloche qui vient d’être sonnée, mais plutôt le proviseur qui l’agite. D’abord, je note que le sonneur de cloches s’est jeté comme un mord-la-faim sur un crash d’avion pour intervenir et… sonner le glas des attaques contre le DRS. C’est pour le moins indélicat. Et plus grave, cette question : s’il n’y avait pas eu de crash d’avion, Abdekka se serait-il malgré tout prononcé sur les actes d’agression caractérisée commis par le bouffon de sa cour contre une institution de la République ? Ensuite, cette autre question : peut-on, pour rester dans la configuration de la cour d’école que certains attardés semblent affectionner, être en même temps celui qui invente des jeux de plus en plus osés et dangereux dans cette cour, et ensuite, se glisser dans la peau du proviseur-arbitre ? En vérité, le texte signé Bouteflika – je n’ai pas de détails sur le prénom exact du signataire — me donne l’impression du bambin qui va à la foire foraine, qui jure que cette fois-ci, il va s’attaquer au Grand 8 qui le terrorisait jusque-là, qu’il n’hésitera pas à grimper dessus et à le vaincre, qui fait la queue, qui jacte dans la queue, qui se vante que les pentes du Grand 8, c’est du pipi de chat, et qui blêmit au fur et à mesure que la queue avance et qu’il s’approche du guichet où il faudra bien payer et se glisser dans une des nacelles. Pour finalement transpirer jusqu’au malaise, se liquéfier littéralement, bafouiller à la jolie et gentille dame qui s’occupe de cette attraction «non ! je ne pourrai pas» et qui se barre brusquement sous une barrière de protection pour quitter les lieux et aller plutôt taquiner le petit manège de chevaux de bois ! Eh oui ! Forcément ! Le Grand 8, pour y aller vraiment, faut deux conditions au moins. Ne pas être sujet au vertige. Et ne pas être lesté de trucs trop lourds dans les poches. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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