Jeudi 20 février 2014
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Actualités : Le Bonjour du «Soir»
Analyses


Par Maâmar Farah
J'adore les analyses des grands analystes. D'ailleurs, un journaliste qui n'analyse pas n'est pas un journaliste, selon les dernières règles en vigueur dans beaucoup de nos rédactions. Moi, je n'analyse plus ! Je reconnais que j'ai eu, comme les autres, mes moments de faiblesse. J'avais écrit que l'Amérique occupait l'Irak pour son pétrole, que Collin Powell mentait, que le Qatar était au service des plans sionistes, que Benflis n'allait pas gagner en 2004, que la Syrie allait être attaquée mais que ce sera un os dur, que Sarkozy et Cheikh Hamad n'agissaient pas en Libye pour les intérêts de son peuple, que l'Algérie était la prochaine cible de l'impérialisme et qu'on allait utiliser, pour l'abattre, le Makhzen et quelques traîtres locaux, que et que...
Aujourd'hui, je ne veux plus analyser. Je veux aller à Ghardaïa faire du reportage. A Oran et à Tlemcen voir mes vieux amis. A Sebdou, El Kala et Sedrata, pour écouter les sages. Je veux entendre les belles chansons à la Madrague et faire la fête à Tichy et au Thaïs ! Je veux tellement de choses... de la vie ! Mais voilà qu'un long discours du Président nous tombe sur la tête, imposant, magistral, incontournable... Je vois, déjà, certains analystes affirmer niaisement que ce texte n'est pas du Big Boss ! Je confirme qu'il est bien du Président. Pour parler de la dernière tempête sans citer l'auteur principal de ces «graves dérives», en l'occurrence M. le Drabki, il faut être un sacré diplomate ! N'oublions pas que nous avons affaire à celui qui fut l'un des plus grands ministres des AE de son époque ! Et pour tomber sur les journalistes qui n'ont fait que commenter, décortiquer le message dangereux du Drabki, il faut être le Président Bouteflika qui nous a traités, dès son arrivée, de «masseuses de hammam»... Alors, s'il ne sera pas là pour un quatrième mandat, je me raserais les moustaches... Zut, je n'en ai pas !
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