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Actualités : Le mouvement tient aujourd’hui un sit-in à la place Audin
Barakat remonte au front


Le mouvement Barakat tiendra, ce matin, un nouveau sit-in à la place Audin. Un rassemblement qui se déroule quarante-huit heures après la validation du dossier de candidature de Abdelaziz Bouteflika.
Tarek Hafid - Alger (Le Soir)
Barakat tient un nouveau rassemblement contre un quatrième mandat en faveur de Abdelaziz Bouteflika. Ce meeting se déroule dans un contexte politique différent des précédents puisque le Conseil constitutionnel a validé la candidature du Président sortant. Pour le mouvement Barakat, la manifestation d’aujourd’hui aura valeur de test.
A une semaine du lancement de la campagne électorale, le «taux de participation» démontrera à ses membres le niveau d’adhésion de la rue contre le quatrième mandat. Il faut dire que l’appel lancé par un petit groupe de citoyens le 22 février face à l’université de Bouzaréah a pris une ampleur inattendue.
Les jours suivants, les manifestations qui ont eu lieu à la place Audin et devant le Conseil constitutionnel ont drainé de très nombreuses personnes. Selon les chiffres officiels de la Direction générale de la Sûreté nationale, 264 manifestants ont été interpellés durant ces trois sit-in.
Le 9 mars, les membres de Barakat ont adopté un «texte fondateur» à travers lequel ils énoncent le «caractère républicain et non violent» de ce mouvement anti-quatrième mandat. «Le mouvement Barakat se veut une force de proposition et d’action autour d'une solution politique pacifique et civile consensuelle à la crise structurelle occasionnée par le système anachronique.
Ses méthodes d'action sont la manifestation pacifique, l'argumentation rationnelle et le dialogue sérieux et constructif avec tous les acteurs politiques où qu’ils se trouvent qui partagent le même projet de société et œuvrent à sa réalisation, en excluant à l’exemple du mouvement Barakat toutes formes de violence», précise ce document.
Reste à savoir quelle sera, aujourd’hui, la réaction de la police. Dimanche, Abdelghani Hamel organisait une conférence de presse pour expliquer à l’opinion publique que son institution «répond aux réquisitions de l’autorité administrative». «Toute intervention de la police lors de manifestation non-autorisée dans l’espace public est soumise à une réquisition de l’administration compétente.
Le maintien de l’ordre est du ressort de cette autorité administrative», a insisté le patron de la police en avouant que les manifestations de Barakat avaient été interdites par le wali d’Alger. Le DGSN est allé jusqu’à regretter le non-respect de la réglementation de la part de l’autorité administrative lors des manifestations.
«Lors de l’intervention, l’autorité administrative est tenue d’être présente sur place et de proclamer trois sommations. La règle veut que le représentant de l’autorité administrative lance les trois appels de sommation à l’aide d’un porte-voix. Il doit s’adresser aux manifestants en criant : au nom de la loi, quittez les lieux.
Mais nous avons très peu constaté cela sur le terrain.» Abdelkader Zoukh sera-t-il présent ce matin à la place Audin pour demander, à l’aide d’un porte-voix, aux anti-quatrième mandat de quitter les lieux ? Peu probable. Mais il faut s’attendre à des interpellations aussi musclées que les précédentes.
T. H.

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