Dimanche 16 mars 2014
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Paris-Alger, Ya Dellali !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
C’est quoi ces milliardaires qui financent Abdekka ?
Oh ! C’est rien ! C’est juste du cirage de pompes…

… funèbres !

Vive la France ! Vive la France ! Vive la Fra… M’enfin ! Laissez-moi crier tout mon saoul «Vive Fafa !». Et pourquoi je devrais m’interdire de gueuler Vive la France, hein, je vous le demande ? Il a suffi qu’un obscur porte-parole du Quai d’Orsay rappelle en termes murmurés que «Paris est attachée aux principes de la liberté de parole, d’expression et de manifestation» pour que miraculeusement, comme par enchantement enchanté, soudain tout à coup un rassemblement de Barakat au cœur d’Alger ne se transforme pas comme les autres fois en vaste rafle policière. C’est ahurissant de coïncidence coïncidente ! Avant-hier, un message diplomatique transmis des bords ensoleillés de la Seine. Et le lendemain, sur les promontoires qui surplombent sans le voir le port d’Alger une police soudain «policée». Alors, oui ! Vive Fafa qui a permis à la contestation algérienne de ne pas se faire embarquer dans les fourgons de la république autoritaire. Et encore ! La «Voix de la France» a «impulsé» un contrôle moins musclé que d’habitude d’une manif’. Qu’est-ce qui se serait passé si la «Voix de l’Amérique» avait tonné ? La police algérienne aurait peut-être procédé à la distribution de roses aux manifestants. A midi, elle leur aurait fourni des en-cas, des casse-croûtes, voire même des chaises pliantes pour les guibolles des plus âgés des manifestants. Et à 18 heures, au moment de la dispersion du rassemblement, des tuniques bleues auraient sûrement supplié Barakat de rester encore un peu, de pousser une à deux heures de plus de cris et autres appels à faire barrage au 4e mandat. T’imagines un peu la scène. Les uns s’époumonant à lancer «Barakat» et les autres, en face leur répondant «Mazel ! Ne partez pas tout de suite, SVP, ne nous laissez pas seuls. Vous nous manquez déjà !» En vérité, c’est là que tu peux réellement prendre la mesure de 2004 et des «dernières ultimes secondes du bal aérien au-dessus du tarmac Houari-Boumediène». Du coup, il y a comme ça des apaisements sur le front de l’autoritarisme qui laissent un étrange arrière-goût dans la bouche. Un arrière-goûts qui sonne (eh ouais, ça existe les arrière-goût qui sonnent !) comme sonneraient les chaînes de boulets que certains traînent à leurs pieds. «Caporal Brahim Ben Brahim ! Matricoule 7402. Ana N’goul…» Pourquoi me vient maintenant, précisément, à l’esprit cette répartie de feu Boubegra, Hassan Hassani dans L’opium et le bâton ? Va savoir ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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