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Actualités : MANQUE DE SOLIDARITÉ ET COUPS BAS MINENT LE CLAN PRÉSIDENTIEL
La guerre des chefs



Les relations entre les personnalités politiques choisies par le clan présidentiel pour les besoins du quatrième mandat sont particulièrement exécrables. Même si elle est incontournable, la reconduction de Abdelaziz Bouteflika à la présidence de la République se déroulera dans un climat de «guerre des chefs».

Tarek Hafid - Alger (Le Soir)
Qui dirige la direction de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika? Abdelmalek Sellal, Ahmed Ouyahia, Abdelaziz Belkhadem, Amar Saâdani, Abdelkader Bensalah, Amara Benyounès, Amar Ghoul... ?, impossible d’imposer une quelconque hiérarchie au sein du clan des hommes du Président sortant.
Bien sûr, Abdelmalek Sellal a bien été nommé directeur de campagne, mais l’ex-Premier ministre est loin de faire l’unanimité. De tous les membres du groupe, il est le seul à ne pas avoir de poste de responsabilité à la tête d’une institution ou d’un parti politique. La perte de son statut de Premier ministre l’a particulièrement affaibli même s’il bénéficie de la confiance de la fratrie Bouteflika.
Censé être son allié, Abdelaziz Belkhadem n’a pas manqué de le critiquer ouvertement. Invité, jeudi soir, de la chaîne Echorouk TV, l’ex-secrétaire général du Front de libération nationale a qualifié «d’inacceptable» la blague de Sellal sur les Chaouis. Selon lui, la vanne du directeur de campagne de Abdelaziz Bouteflika est inacceptable car «elle porte atteinte à une composante de la société algérienne». Belkhadem ne s’arrête pas là puisqu’il juge totalement injustifiée l’attaque «au flytox» lancée par Sellal contre le «printemps arabe». Il faut dire aussi que Sellal est loin d’être ami avec Amar Saâdani. «Sellal n’est pas fait pour la politique. Sur ce terrain, il est un mauvais joueur. Il devrait se contenter de son rôle dans l’exécutif», avait déclaré, en novembre dernier, Amar Saâdani dans un entretien accordé au site d’information TSA. Entre Saâdani et Belkhadem les relations ne sont pas, non plus, au beau fixe. Les deux hommes, qui se sont succédé à la tête du Front de libération nationale, se vouent une haine féroce. Au mois de janvier, Saâdani n’avait pas du tout apprécié l’apparition inopinée de son prédécesseur au moment où il prononçait un discours politique au complexe sportif Mohamed-Boudiaf. Se sentant piégé, il n’a eu d’autre choix que d’écourter son show. Jeudi, lors de son passage sur Echorouk TV, Abdelaziz Belkhadem avait confirmé s’être rangé aux côtés de Abderahmane Belayat pour exiger la tenue d’une session extraordinaire du Comité central du FLN.
Cette guerre entre secrétaires généraux du FLN existe également entre Ahmed Ouyahia et Abdelkader Bensalah, les dirigeants du Rassemblement national démocratique. Même si les deux hommes évitent les attaques en public ou par médias interposés, leurs relations restent très tendues. A la veille du congrès ordinaire du RND, Bensalah avait appelé les militants de son parti à tourner «la page d’un passé peu confortable». Une allusion à peine voilée sur les 15 années de gestion d’Ahmed Ouyahia.
De leur côté, Amar Ghoul et Amara Benyounès, les benjamins du groupe, devront montrer les crocs pour éviter que leurs aînés ne prennent l’ascendant sur eux. Dans les coulisses, Saïd Bouteflika, le «chef des chefs», aura fort à faire pour éviter que ses éléments ne se marchent sur les pieds durant la campagne électorale. Car il ne faut surtout pas que leurs querelles fassent capoter le projet quatrième mandat.
T. H.

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