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Actualités : Tassaft Ouguemoune
Inauguration officielle de la stèle à l'effigie du colonel Amirouche


L’inauguration officielle de la statue à l’effigie du colonel Amirouche Aït Hamouda, à l’occasion de la commémoration du 55e anniversaire de sa mort, tombé au champ d’honneur le 29 mars 1959 à Bou-Saâda, dans la wilaya de M’sila avec son compagnon d’armes Si El Houès, a drainé la foule des grands jours et fait rappeler à d’aucuns les mémorables défilés humains au lendemain de l’Indépendance «un certain été 1962».
Et à l’exception de la mort des regrettés Mouloud Mammeri, Bacha Mustapha et Mohand Ouyahia, jamais de mémoire la commune d’Iboudrarène n’a connu une telle marée humaine, composée de citoyens anonymes mais non moins conscients de la valeur de cette «légende» et celle de tous ceux qui ont fait notre histoire et nous ont rendu la dignité. Les personnalités politiques et culturelles dont la direction nationale du RCD, conduite par ses deux présidents le Dr Saïd Sadi et son successeur à la tête du parti Mohcine Bellabès et des élus municipaux et à l’APW du même parti dont pratiquement tous les maires RCD et leurs exécutifs et les militants et d’autres partis politiques comme le FLN et le RND avec ses députés.
Des responsables dans les différentes hiérarchies de l’administration locale et nationale n’ont pas été en reste et ont tenu à marquer leur présence aux côtés de M. Abdelkader Bouazghi, wali de Tizi-Ouzou qui a conduit la délégation officielle.
Les organisations de masse comme les jeunes scouts, la Coordination des enfants de chouhada, l’ONM ont aussi fait le déplacement à Tassaft Ouguemoune pour honorer la mémoire du colonel Amirouche et participer à cette œuvre salutaire de restauration de notre histoire, «la véritable histoire et non les histoires que nous racontent ceux qui ont confisqué l’indépendance de l’Algérie», comme n’a cessé de le répéter Si Ouali Aït Ahmed, toujours présent et actif à ces occasions historiques.
Avant l’inauguration officielle de la stèle du colonel Amirouche, au lieudit la Tranchée, intersection constituant les entrées aux communes de Beni Yenni, Yatafen et Iboudrarène, les hôtes des villages Tassaft et Aït Eurbah, organisateurs de ces festivités, ont fait le déplacement au monument des Martyrs pour une cérémonie de recueillement à la mémoire de tous les martyrs d’hier et d’aujourd’hui. Après la minute de silence et la levée des couleurs nationales, les différentes délégations ont été invitées à déposer leurs gerbes de fleurs qui se comptent par des centaines au point où ce lieu dédié à la mémoire des héros de la guerre de Libération tombés au champ d’honneur s’est avéré trop exigu pour contenir une telle affluence.
C’est ce qui a fait réagir le fils du colonel Amirouche, Nordine Aït Hamouda, malgré que, dans le programme, il n’est pas prévu de prise de parole, pour dénoncer l’état de ce monument. «Il n’était pas prévu de prise de parole parce que c’est toujours et depuis longtemps qu’on ne cesse de parler et crier mais pour rien et la preuve, une commune où il y a autant de martyrs et de héros, femmes et hommes, voyez dans quel état se trouve leur monument. Même cette stèle d’Amirouche, ce sont de pauvres et humbles gens qui l’ont financée.» Néanmoins, l’ancien député du RCD a tenu à rendre hommage aux organisateurs de ces festivités et remercier tous ceux qui ont fait le déplacement pour participer à cette commémoration.
Avant de quitter les lieux, les présents ont rendu aussi hommage à d’autres martyrs tombés pour les idéaux de liberté et de démocratie : Djaffer Ouahioune, Kamel Aït Hamouda et Mohamed Akrour, les deux premiers patriotes et le dernier gendarme assassinés par les hordes terroristes ainsi que Azeddine Yousfi, assassiné par les gendarmes de Tassaft durant les tragiques et douloureux évènements du Printemps noir de Kabylie.
Après ce rituel de recueillement, les différentes délégations et tous les présents ont fait le chemin du retour pour se retrouver à la Tranchée afin d’inaugurer officiellement la stèle d’Amirouche. Et c’est sous les youyous des femmes et les tonnerres d’applaudissements que le fils du colonel Amirouche et le wali de Tizi-Ouzou ont inauguré cette œuvre magnifique, belle, symbolique et aussi grande qu’ont été la bravoure et la vision du «lion de la Soummam».
Après ce cérémonial immortalisé par des photos et les caméras des différentes chaînes mobilisées pour l’évènement en pleine effervescence des jeunes qui scandaient autour du Dr Sadi «mazalna thouar, nous sommes toujours des révolutionnaires», les différentes délégations se sont dirigées vers Beni Yenni pour un déjeuner offert à l’occasion en se donnant rendez-vous à 14h30 au niveau du musée du Moudjahid de M’douha (Tizi-Ouzou) où il est prévu une conférence ayant pour thème «l’œuvre du colonel Amirouche et son impact sur la jeunesse» que devait animer Si Ouali Aït Ahmed. Signalons que vendredi dernier, a été également inaugurée, dans le cadre de cette commémoration, une plaque commémorative à la mémoire des deux martyrs exécutés dans l’affaire dite des «Berbéristes de 1949» M’barek Aït Menguellet Amar Ould Hammouda et Aït Mohand Saïd Saleh. Ces martyrs sans tombes ont été exécutés par leurs pairs du FLN en 1956 sur la route du village Aït Allaoua, sur les hauteurs des Aït Ouabane. Cette plaque offerte par le maire d’Akbil a été inaugurée en présence des membres de la famille de ces martyrs dont le fils de M’barek Aït Menguellet qui n’est autre que l’actuel maire de Tizi-Ouzou.
Pour le fils du colonel Amirouche également présent «le seul tort de ces victimes est d’avoir été en avance de 60 ans par rapport aux autres cadres de la Révolution».
Dans l’après-midi, un gala artistique a été animé au niveau de l’école primaire Ali-Mohamed-Mohand-Ouidir par les deux artistes Ali Idheflawen et Ali Meziane et une chorale de l’association Chikh Ahedad de Sedouk de la wilaya de Béjaïa.
Sadek Aït-Salem

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