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Actualités : BENFLIS À MILA ET CONSTANTINE :
«J’approfondirai la Réconciliation»


De nos envoyés spéciaux à Mila, Tarek Hafid et Samir Sid.
Le candidat Ali Benflis estime nécessaire d’approfondir le processus de Réconciliation nationale.
«L’Algérie a sombré, il y a 25 ans, dans une grave crise qui a failli provoquer sa perte. Il y a eu plusieurs initiatives pour mettre un terme à cette crise : la politique de la Rahma, puis la Concorde civile et enfin la Réconciliation nationale. Mais la crise perdure, elle est encore là», a déclaré Benflis lors d’un meeting animé à la salle omnisports d’El Khroub.
Pour lui, la fin de cette crise multidimensionnelle (politique, institutionnelle, économique et sécuritaire) passe par «l’approfondissement de la réconciliation». «Si je suis élu à la présidence de la République, j’approfondirai cette réconciliation pour mettre un terme définitif à la crise. Comment accepter que l’Etat ne prenne pas ses responsabilités ? L’Etat doit admettre ses fautes. Cela le grandira encore plus aux yeux des citoyens».
Ce processus sera mené dans le cadre «d’un vaste dialogue, qui inclura le gouvernement, l’opposition, la société civile et tous les acteurs politiques» et sera ensuite soumis à référendum. «Tous les citoyens sont égaux en droits et en devoirs. Mon projet est réel, il n’est pas superficiel. Nous devons aller vers une démarche consensuelle qui règle définitivement le problème de la légitimité populaire.» Lancien chef de gouvernement avait déjà annoncé la couleur dans la matinée, lors d’un meeting à Mila où le candidat à la présidentielle a dénoncé «la fraude électorale» et le «viol constitutionnel de 2008» qui sont les deux principales causes de la crise.
Devant une salle archicomble, il a entamé son discours par le traditionnel hommage aux personnalités de la région. «Vous devez être fiers car Mila est la seule ville qui a eu l’honneur d’avoir trois de ses enfants parmi le groupe des vingt-deux qui a déclenché la Révolution», lancera Benflis en référence à Lakhdar Bentobbal, Rabah Bitat et Abdelhafid Boussouf.
Le candidat s’est également recueilli à la mémoire de Cheikh Mbarek El Mili et de Bachir Mentouri. «Orphelin de père, j’ai été élevé auprès de vos hommes de science et de culture. Mais la wilaya de Mila a donné énormément durant la guerre de Libération nationale, mais elle est aujourd’hui marginalisée. Nous leur disons, s’ils veulent l’argent, qu’ils le prennent. Mais ils n’auront pas notre histoire.» Le candidat axera ensuite son discours sur son initiative de dialogue inclusif. «J’aurai le courage d’apporter le changement si le peuple m’accorde sa confiance. Ma table sera assez grande pour accueillir tous ceux qui voudront discuter, débattre et trouver des solutions.» Il s’engage même à inclure «ceux qui sont exclus aujourd’hui du champ politique car ils constituent une partie de la solution à la crise.» Pour lui, la crise actuelle est le résultat de «la fraude» et du «viol constitutionnel de 2008».
«L’Algérie est dans cet état à cause de la fraude. Ils ont élevé la fraude au rang de constante nationale. Ils disent : si nous partons ce sera la catastrophe, il n’y aura ni paix ni stabilité (…) L’Algérie a eu plusieurs constitutions, mais celle de 1996 a été violée. L’Algérie a subi un viol constitutionnel en 2008. La suppression de la limitation des mandats présidentiels a compliqué la crise. C’était une agression caractérisée contre la Constitution. Si ce viol n’avait pas eu lieu, d’autres auraient accédé au pouvoir et l’Algérie aurait pu se développer.» Il a présenté l’adoption d’une «Constitution consensuelle» comme une solution à la crise «multidimensionnelle» que subit le pays.
«Certains disent que le jeu est fermé, cadenassé. Moi je dis que le peuple est décidé à ne pas se taire. Il ne faut pas vous laisser faire. Leurs complots ne tiendront pas. Tout finira pas s’effondrer. Je ne suis pas un faiseur de miracles, je ne suis pas là pour dire que je vais reconstruire en dix jours ce qu’ils ont mis 15 ans à détruire.» Dans le registre des engagements, Ali Benflis a fait part de sa détermination à prendre en considération les revendications sociales des patriotes et des membres des Groupes de légitime défense et de valoriser les pensions des retraités de l’armée et de la police. Benflis s’est ensuite rendu à Chelghoum El Aïd où il a rencontré des citoyens puis a achevé sa journée par un meeting dans la ville d’El Khroub.
Le candidat poursuivra aujourd’hui son tour d’Algérie par l’étape la plus longue de sa campagne puisqu’il se rendra à Méchria, Naâma, Béchar et Tindouf.
T. H.

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