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Actualités : BenbaÏbèche, Bahbouh et Merani mènent campagne pour Benflis à Oran :
«Ce n’est pas vrai, tout n’est pas joué d’avance, seul le vote du peuple fera la différence»


Ce samedi après-midi, trois hommes politiques, chef de parti et anciens ministres, étaient à Oran et se sont relayés pour soutenir leur candidat, Ali Benflis. La salle de cinéma El Feth a vu l’ancien ministre de l’Agriculture, M. Noureddine Bahbouh, plus déterminé que jamais à faire face à ce qu’il qualifie de campagne de désinformation orchestrée par les acteurs du système actuel. «Ils ont peur du changement et veulent maintenir une situation désastreuse sur tous les plans, ils veulent nous faire peur et prétendent que sans eux ce sera le chaos, c’est faux !»

Amel Bentolba - Oran (Le Soir)
L’ancien ministre des Affaires religieuses, Ahmed Merani, fera quant à lui le lien entre la Révolution algérienne et ce qui se passe actuellement. «A l’indépendance, l’Algérie était au sommet et bien respectée, aujourd’hui elle est la risée ; on se moque de nous par des blagues et des sketchs humiliants, tout ceci à cause de cette bande de voleurs qui nous gouvernent !» Pour l’intervenant, rien n’est encore joué comme le prétendent les pro-4e mandat, en cela il argumente «pourquoi en 1999, en 2004, ou encore en 2009 ils n’avaient pas affiché cette certitude du fait accompli ?
Aujourd’hui ils doutent, ils savent que ce n’est pas gagné pour leur candidat, c’est pour cela qu’ils colportent ces idées de fait accompli d’élection déjà gagnée, pour dissuader les Algériens d’aller voter et pousser les candidats à l’élection présidentielle à se désister, ce qui fut le cas pour certains. Heureusement M. Ali Benflis ne les a pas écoutés et demeure dans la course».
Pour M. Merani ce sera la première fois dans l’histoire de l’Algérie où un candidat du système a peu de chance de passer. «Le peuple a cette occasion de changer le cours de l’histoire et ainsi passer de la désignation d’un président par le système à celui d’élire un président par le vote du peuple». Pour Tahar Benbaïbèche, ces élections du 17 avril 2014 sont différentes de toutes celles passées ; à ceux qui appellent à un quatrième mandat, le président du parti «El Fadjr El Jadid», dira où est votre candidat ? Qu’il se présente au peuple et vienne s’exprimer ! Ces gens derrière le président-sortant ont trouvé comme prétexte ce quatrième mandat pour continuer de diriger et servir plus leurs intérêts. C’est du jamais vu, ils veulent élire un homme malade et alité !»
M. Benbaïbèche reste convaincu que les gens du système, ceux-là mêmes qui veulent à tout prix décrocher ce quatrième mandat, ne sont en fait pas sûrs de leur réussite, ils se débattent, dit-il et d’ajouter «ils ont un comportement mafieux, oui, ce sont des mafieux et seul le peuple peut apporter le changement et nous leur disons que même après le 17 avril nous ne comptons pas nous taire et nous exigerons des comptes, qu’ils nous expliquent ce qu’ils ont fait avec les 700 milliards de dollars ! Si le peuple vote et que ses voix sont respectées, Benflis sera élu au premier tour !»
A. B.

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