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Actualités : INTERDICTION DES MARCHES À ALGER EN 2001
Benflis s’explique


De nos envoyés spéciaux, Tarek Hafid et Samir Sid
Le candidat Ali Benflis s’est expliqué, hier, à partir de Bordj-Bou-Arréridj, sur l’interdiction des manifestations dans la capitale décidée au lendemain de la marche du 14 juin 2001. L’ancien chef de gouvernement reconnaît avoir pris cette mesure afin d’éviter de nouvelles violences. Il charge cependant ceux qui l’ont maintenue.
Benflis a adressé, hier, une mise au point à ceux qui lui reprochent d’avoir interdit les manifestations dans la capitale. Il est revenu sur le contexte politique et sécuritaire qui a suivi la marche organisée par le Mouvement citoyen de Kabylie à Alger.
«Cette manifestation a eu lieu, provoquant des dégâts. J’ai pris mes responsabilités dans le cadre de la loi relative à l’état d’urgence. J’ai décidé d’interdire les manifestations uniquement dans la capitale le temps que la situation se stabilise», a-t-il souligné lors d’un meeting animé à Bordj-Bou-Arréridj.
L’ancien chef de gouvernement a affirmé avoir pris cette mesure «dans le cadre de l’intérêt national». Il reconnaît donc être responsable. Mais il estime que cette responsabilité est limitée dans le temps.
«En 2003, j’ai quitté le gouvernement. Mais depuis, l’interdiction a été maintenue et aucun des gouvernements qui ont suivi ne l’a levée. L’interdiction n’est pas de Benflis mais à celui qui la maintient. Le tort revient à ceux qui ont maintenu cette mesure», a-t-il insisté face à une foule nombreuse.
Notons que le meeting animé à Bordj-Bou-Arréridj a été marqué par une forte tension à cause des provocations d’un groupe de pro-Bouteflika mené par les responsables locaux du RND. Durant la matinée, à M’sila, le candidat a animé un véritable show électoral face à plusieurs centaines de personnes réunies à la salle omnisports. Benflis a débuté son discours en faisant répéter à l’assistance, mot après mot, la sentence suivante : «Le peuple veut la démocratie, pacifiquement, par la voie des urnes !»
De Msila, Benflis a rendu hommage à un des plus célèbres de cette ville : Mohamed Boudiaf. «Le surnom de ce grand homme définit à lui seul ses valeurs nationalistes. Il s’est fait appeler Tayeb El Watani pour dire qu’il n’était pas seulement Msili mais surtout algérien au même titre que les autres membres du groupe des 22. D’ailleurs, ses compagnons l’avaient élu à la présidence de ce groupe.
Cependant, il décidera de se désister en faveur de Mustapha Benboulaïd.
Nous sommes tous les enfants de Tayeb El Watani !» «Ceux qui insultent le peuple n’ont pas subi les atrocités du colonialisme.
Le sang d’aucun membre de leurs familles n’a coulé pour libérer l’Algérie», lancera Benflis sous un tonnerre d’applaudissements. Le candidat estime «qu’il est temps que les Algériens se libèrent enfin et qu’ils vivent pleinement leur citoyenneté». Pour lui le contexte de cette élection est totalement différent de celui de l’élection à laquelle il avait participé il y a dix ans. «L’Algérie de 2014 n’est pas celle de 2004. La jeunesse n’est pas dupe. Les jeunes n’accepteront jamais que leurs voix soient volées.»
Une fois élu, Benflis s’est engagé à prendre des mesures urgentes pour lutter «activement contre la bureaucratie». «Les Algériens souffrent au quotidien de la bureaucratie.
Ce fléau cause du tort aux citoyens et bloque le bon fonctionnement de l’Etat. Je propose donc, dès les premiers mois qui suivront mon élection, de mettre en place une instance qui sera en charge de revoir la composition des documents administratifs et de réviser la loi relative à l’état civil.
Aussi je peux vous annoncer dès aujourd’hui que l’extrait de naissance aura une durée illimitée».
En parallèle, il projette de mettre en œuvre «un plan national numérique» qui permettra aux Algériens de «retirer l’ensemble des pièces administratives grâce à internet».
Au cours de sa visite dans la wilaya de Msila, Ali Benflis a animé plusieurs activités de proximité, notamment dans la région de Bou Sâada.
T. H.

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