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Actualités : BENFLIS S’ENGAGE À IMPOSER DES PEINES PLUS SEVERES
De nouvelles dispositions pour lutter contre la corruption


De nos envoyés spéciaux, Tarek Hafid et Samir Sid
La lutte contre la corruption sera une des priorités d’Ali Benflis. A partir de Tipasa il s’est engagé, hier, à revoir le dispositif législatif afin de condamner plus sévèrement les corrompus. La veille, à Saïda, Benflis a estimé nécessaire d’imposer la «légitimité de la compétence» comme principal critère de sélection des cadres et agents de l’Etat.
L’adoption en 2006 de la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption a provoqué une augmentation des détournements des deniers publics. Ali Benflis l’a une nouvelle fois expliqué, hier, lors d’un meeting animé à Tipasa. Pour lui, la lutte contre la corruption passe par la révision du cadre législatif actuel et par la «libération» de tous les acteurs impliqués dans ce combat.
«Des responsables honnêtes avaient imposé des mesures rigoureuses dans le code pénal pour éviter les détournements. Mais ce dispositif a été supprimé dès l’adoption de la loi anti-corruption.
Par cette décision, l’Algérie est devenue la risée du monde entier. Il est maintenant nécessaire de revenir à des mesures plus sévères pour punir les corrompus et tous ceux qui ont détourné l’argent public. Je m’engage, dès mon élection, à revoir la loi. Et pour lutter efficacement contre la corruption, je libérerai les magistrats, les journalistes, les parlementaires et les élus», a-t-il assuré dans un discours prononcé à la salle omnisports de Tipasa.

La légitimité de la compétence
La veille, à Saïda, c’est un candidat très remonté contre le système Bouteflika qui est apparu sur la scène du Théâtre régional Sirat Boumediene.
Face à des centaines de sympathisants, il axera son discours sur la notion de «bon entourage». «Pour appliquer une politique, il est nécessaire que le chef de l’Etat choisisse des femmes et des hommes compétents et de grande valeur. C’est cela le bon entourage.
C’est un aspect essentiel de la culture de l’Etat», a-t-il expliqué. Il reviendra ensuite sur la chasse aux sorcières des «pro-Benflis» lancée au lendemain de l’élection présidentielle de 2004. «Je garde en mémoire les centaines de cadres dont la vie et la carrière ont été gâchées pour avoir soutenu des visions et des principes autres que ceux des gouvernants. Leur tort était d’avoir un avis contradictoire.»
Benflis promet de bannir de telles pratiques. «Je tiens à rassurer les cadres et les agents de l’Etat. Je ne serai pas celui qui privera l’Algérie de personnes compétentes pour la simple raison qu’elles ne partagent pas le même avis que moi.»
Pour lui, l’Algérie doit maintenant reconnaître de «nouvelles formes de légitimités». «Nous devons aller vers de nouvelles formes de légitimité. Je suis pour la légitimité de la compétence, de la démocratie et des élections transparentes. Je m’oppose à la légitimité du régionalisme et du douar. Certains disent qu’une fois élu, Ali Benflis arrivera à la tête d’une armée de mercenaires armés d’épées et de sabres. Je suis là, face à vous, pour vous dire: asseyons-nous autour d’une table, travaillons ensemble pour une Algérie meilleure.»

Régionalisation
Jeudi matin, à El Bayadh, Benflis présentait un nouvel axe de son projet de découpage administratif. Le candidat à la présidentielle ne veut pas se contenter de la création de nouvelles communes, daïras ou wilayas. Son objectif est d’aller vers la régionalisation. $
«L’Etat est dans une situation lamentable. Le système de gouvernance est totalement dépassé. Les walis ne peuvent pas gérer des superficies aussi importantes. Je propose donc la création de pôles régionaux qui rassemblent plusieurs wilayas dans une logique d’intercommunalité».
Il citera en exemple le pôle régional de Saïda, El Bayadh et Nâama, des wilayas qui ont «des points communs sur les plans économique et de culture» et pourront développer de grands projets.
Aujourd’hui, Ali Benflis se rendra à Biskra puis à Batna. Le passage du candidat dans sa wilaya d’origine devrait être un des moments forts de sa campagne puisque les organisateurs s’attendent à une forte mobilisation.
T. H.

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