Lundi 14 avril 2014
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Corruptions
Culture
Contribution
Kiosque arabe
Pousse avec eux
     
 

Le soir videos


Video sur Youtube

 
     
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Actualités : Clôture de la campagne à la coupole du 5-juillet
Sellal «muscle» son discours


C’est par un grand show à l’américaine que Abdelmalek Sellal a clôturé, hier à la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf à Alger, la campagne électorale du clan présidentiel pour le compte de Abdelaziz Bouteflika. Face à une foule immense mais aussi en présence de quasiment toutes les figures de proue du quatrième mandat comme Bensalah, Saâdani, Benyounès, Ghoul, etc., le directeur de campagne livrera à l’occasion, un discours musclé et entièrement consacré à la bête noire de toujours, Ali Benflis.

Kamel Amarni - Alger (Le Soir)
Un discours qui, comme il fallait s’y attendre, prendra le relais de la surprenante sortie, la veille, de Abdelaziz Bouteflika. «Bouteflika n’a pas peur de son peuple ! il a confiance en le peuple algérien (…) n’écoutez surtout pas ces fauteurs de troubles qui sèment le désespoir et qui vous disent : c’est nous ou le chaos !»
Aux derniers jours de la campagne, le ton entre les deux camps est tel, que l’on en est, à l’issue des délais légaux, dans des postures belliqueuses ! «Le peuple algérien a une armée très forte, des services de sécurité très forts ! Personne ne nous fait peur ! Personne ne peut nous ébranler !» ajoutera encore Sellal dans son intervention volontairement enflammée.
Il va sans dire que la stratégie de communication du clan présidentiel consiste en une préparation anticipée de ce que sera «l’après immédiat 17 avril». Après le communiqué au vitriol de la direction de campagne, samedi, Bouteflika en personne accusera son rival de s’adonner à «du terrorisme à travers la télévision» ! Une stratégie de communication qui, disons-le franchement, prépare l’opinion à une réplique terrible du pouvoir à l’annonce des résultats qui ne manqueront certainement pas d’être contestés, la fraude ne manquant pas non plus d’être au rendez-vous.
Comme d’habitude. Une stratégie qui a été inaugurée par un autre paradoxe qui a caractérisé cette campagne décidément bien particulière : Bouteflika et les siens se posent dans une posture de victime en raison des incidents qui ont émaillé leur campagne électorale. C’est désormais la carte principale de la campagne de Sellal ! «Personne ne peut menacer le peuple ! Nous ne le permettrons jamais ! Celui qui veut les voix du peuple n’a qu’à s’en remettre aux urnes, et rien que les urnes ! Seul le peuple tranchera !» Abdelmalek Sellal profitera également de ce dernier meeting pour dérouler le programme de Bouteflika. Sur tous les plans. Il est question de « stabilité », bien sûr, de «l’éradication définitive de la crise de logement», de la «passation du flambeau pour la jeunesse» entre autres. Mais, surtout, de la révision de la Constitution qui interviendra juste après les présidentielles.
A ce propos, Sellal, qui était invité, la matinée à l’émission «l’invité de la rédaction» de la chaîne III de la radio nationale, révélera que «des consultations seront entamées avec toutes les parties pour aboutir à une Constitution la plus consensuelle possible (…) Sans pour autant que cette Constitution ne soit touchée dans ses fondements».
Sellal exclut aussi toute remise en cause du régime présidentiel «le mieux indiqué pour notre pays». De même qu’il exclut totalement, une quelconque «transition». Sous quelque forme que ce soit.
K. A.

Nombre de lectures : 1

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site