Lundi 14 avril 2014
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Même un élève de 1re année
à l’ENA connaît cette règle

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Abdekka se plaint de la violence de son principal adversaire,
Benflis. Pauvre chou ! Ça ne s’arrange pas côté santé.
Après l’AVC, le…

… Délire hallucinatoire !

Je ne sais pas dans quel état d’esprit est reparti chez lui le ministre espagnol des Affaires étrangères à l’issue de sa visite chez nous. J’ai juste remarqué son air «profondément étonné» lorsqu’il a été contraint de supporter les plaintes du candidat Boutef’ contre son adversaire Benflis. Dans une carrière de chef de la diplomatie, je sais que l’on doit forcément s’attendre à vivre des émotions parfois fortes, d’autres fois inattendues, voire carrément saugrenues. Mais celle «endurée» par José Manuel Garcia-Margallo Y Marfillors de son entrevue avec Abdekka a dû rassembler et mixer toutes ces sensations-là. Quelle mouche a piqué le candidat sortant-rentrant pour aller se plaindre de Benflis au chef de la diplomatie espagnole ? D’ailleurs, j’aimerais tellement que l’armada téléguidée qui s’est émue des lettres de Benouari s’exprime maintenant sur cet acte innommable qui vient de se commettre dans le Palais de la RADP. Tata Louisa a évoqué à propos de Benouari, une «haute trahison». Et là ? Un hologramme candidat à la succession de son original et qui geint dans l’oreille abasourdie d’un haut dignitaire espagnol que la campagne présidentielle ne se soit pas déroulée dans des conditions idéales, qui le prend à témoin devant moult caméras et micros, c’est quoi ma Tata adorée ? Dites-moi bark, vous qui connaissez si bien l’Espagne ! A-t-on vu une fois, une seule fois, un chef du gouvernement espagnol se plaindre à un ministre algérien des Affaires étrangères en visite à Madrid des frasques du roi Juan Carlos ou du dynamisme débordant du parlement catalan ? Ça ne se fait pas ! Ça ne peut pas se faire ! Ça ne doit en aucun cas se faire ! C’est même le b.a.-ba de l’étudiant en première année de l’ENA, section diplomatie, module «trucs à ne surtout pas faire !». Que dire alors de celui qui nous est à chaque fois décrit comme une perle de la diplomatie mondiale ayant marqué la planète entière à 23 ans ? J’ai vu des perles plus précieuses, nacre plus brillant, et je reste poli ! Je rappelle juste qu’en la matière, Abdekka est un récidiviste notoire. Il s’ était aussi plaint de la situation du pays qu’il a à gérer, l’Algérie, au chef de la diplomatie égyptienne en visite chez nous. Les murs du salon officiel de l’aéroport Houari-Boumediene résonnent encore de ces récriminations d’un Algérien contre ses compatriotes, balancées sans retenue ni hachma aux oreilles d’un étranger. Là, vraiment, avec ce nouvel épisode ibérique, ça commence à faire beaucoup au compteur de la patience algérienne. Même si le soleil d’Espagne est aussi éclatant que le nôtre, mon linge, je le lave ici, dans un lavoir de mon pays. Que l’eau de ce lavoir soit saumâtre, que mon linge soit irréparablement sale, ou que je te foute mes socquettes puantes sous le nez, ça reste ici. «Fé esster !» Entre nous ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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