Dimanche 20 avril 2014
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Culture
Contribution
Ici mieux que là-bas
Pousse avec eux
     
 

Le soir videos


Video sur Youtube

 
     
Edition du jour
 
 
 
Nos archives en HTML


Le Président d’une moitié !
Et encore !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Aujourd’hui, je sais exactement quelle partie du cerveau a
été endommagée par l’AVC. C’est l’hémisphère en charge
des sentiments de…

… honte, de retenue et de raison !

Eh ! Oh ! Les camarades ! Il ne faudrait tout de même pas que la principale information nous passe ainsi sous le nez, que nous la rations lamentablement, parce qu’aveuglés par le 81% et des poussières d’hôpital donnés à Abdekka. La moitié des électrices et des électeurs algériens a catégoriquement et formellement refusé d’accorder, de donner, d’offrir ses voix à un monsieur vieux, malade et sanitairement instable. C’est tout simplement énorme de maturité citoyenne. On pourra me diffuser à longueur de journée les images de mecs et de nanas tenant leurs enfants à bout de bras par les toits ouvrants de leurs voitures – au risque de les faire décapiter par des obstacles et autres objets contondants – et chantant «Vive Bouteflika !», ça n’arrivera pas à m’enlever de la tête ce constat terrible de résonance. Une Algérie divisée en deux. Une moitié que l’on nous dit avoir voté pour le candidat sortant-rentrant, avec la marge que vous et moi connaissons sur le bout des doigts de ce système de fraude et de triturage des urnes – revoir et réécouter ce grand moment confessionnel de l’ex-wali Bachir Frik – et une autre moitié qui a dit juste ceci : je suis citoyenne ou citoyen algérien. Je suis doué d’un cerveau fonctionnant encore toute la journée et toute la nuit, et non pas seulement une demi-heure par jour, et aujourd’hui, on ne m’obligera pas à voter pour un candidat virtuel, pour un hologramme branché sur six générateurs toussotants, Sellal, Ouyahia, Belkhadem, Bensalah, Saâdani, Benyounès et Ghoul. Et ça serait tout de même ballot de ne pas saisir le message transmis par cette moitié résistante. Il est pourtant clair, ce message : Bouteflika n’est pas, n’est plus le président de tous les Algériens. Dans le meilleur des scenarii, dans la version la plus douce, la moins conflictuelle, Abdekka est le président de la moitié des électeurs ! Bon Dieu ! Quel camouflet, tout de même pour celui qui a placé ses mandatures sous le label non contrôlé du «rassemblement» ! Potentat mal assis sur un trône roulant juché sur une moitié de pays, il se dégage de lui une impressionnante sensation de «chancelances » et de tangages dangereux. Je vous ai à moitié convaincus ? Tant pis ! C’est à l’autre moitié que je m’adressais ! Tout en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

Nombre de lecture : 1

Dernier sondage
Pensez-vous que le gouvernement algérien a bien fait de prendre 51% des parts de l’opérateur Djezzy ?
Oui : 49,42 %
Non : 37,8 %
Sans opinion : 12,78 %

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site