Samedi 26 avril 2014
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Soirmagazine : ATTITUDES
Deux poids, deux mesures


Par Naïma Yachir
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C’est le printemps. Les températures se font douces, le soleil brille, c’est le moment de mettre au placard sa doudoune, ses pulls en laine et ses tenues sombres. Vive les couleurs chatoyantes et les vêtements plus légers ! Il suffit de se pointer en face des établissements scolaires pour s’en rendre compte. Nos collégiennes et lycéennes ont bien accueilli cette saison. Elles ont troqué le pantalon noir contre la petite jupe rouge, le top marron contre le petit chemisier fleuri et les bottes contre de belles sandales. Nos filles sont resplendissantes. Coquettes, elles ne cachent plus leurs grosses boucles d’oreilles, forcent un peu plus sur le maquillage et exhibent leurs autres bijoux fantaisie qui ne sont plus dissimulés sous leurs grosses vestes. Elles semblent narguer les garçons qui, eux, n’ont pas le droit d’alléger leur tenue vestimentaire. Pantalons et jeans seront toujours de mise. Eh oui, nos lycéens ne sont pas autorisés à découvrir leurs mollets, obligés de supporter les chaleurs de mai et juin. Une situation qui ne leur sied guère. Outrés, ils crient à l’injustice. Le pantacourt (à ne pas confondre bien évidemment avec le short) pour la gent masculine est formellement banni de nos établissements. Je me souviens encore qu’à une époque lointaine, le deux poids, deux mesures n’existait pas. Lorsque le ciel est plus clément et les températures plus agréables, garçons et filles, sans discrimination aucune, allégeaient leur tenue vestimentaire. La seule différence c’est que pour les filles, maquillage et babioles étaient interdits, même au lycée ! Je me souviens que la directrice se pointait tous les matins au pas de la porte de l’établissement et avec ses yeux de lynx scrutait les visages, et gare à celles qui osaient colorer ses lèvres, farder ses yeux ou ses joues. C’était le renvoi sans condition avec convocation des parents.

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