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Actualités : Suppression du ministère qui lui était dédié
Fin de la bureaucratie dans le secteur public ?


Le secrétariat d’Etat chargé de la réforme du secteur public a battu un record en terme de «longévité». A peine huit mois après son instauration, il disparaît de l’organigramme du gouvernement. Mohamed El Ghazi passe de ce département à celui du travail sans que le service public soit réformé et encore moins amélioré.

Nawal Imès - Alger (Le Soir)
Créé en septembre dernier à la faveur d’un remaniement ministériel, le secrétariat d’Etat dédié à la réforme du secteur public a tout simplement été supprimé.
Le ministre qui avait été investi de la mission de réformer le secteur public quitte ce département éphémère sans faire de bilan des actions qu’il a menées ni de leur impact sur le quotidien du citoyen.
Mohamed El Ghazi avait ouvert plusieurs chantiers dont aucun n’a été mené à bout. Il avait pour mission de rapprocher l’administration du citoyen, de lutter contre une bureaucratie qui a gangrené l’administration à tous les niveaux.
La suppression de son poste et de l’ensemble du département signifie-t-elle que la mission dont il avait été investi était sans importance ? Certainement pas au regard du travail titanesque qui attendait Mohamed El Ghazi et toute son équipe. Un staff installé puis remercié. La suppression de ce département renseigne sur l’absence de stratégie en la matière. Comment expliquer sinon l’instauration d’un département puis sa suppression au moment où les prestations de service dans les différentes administrations font l’unanimité : lenteur, absence d’informations, accueil déplorable sont le lot quotidien des administrés.
Mohamed El Ghazi avait promis de leur rendre le quotidien plus supportable en humanisant mais surtout en professionnalisant les différents secteurs.
Plusieurs pistes avaient été évoquées par l’ancien ministre chargé de la Réforme : former les agents de guichets, installer des facilitateurs dans les administrations, réduire la quantité de documents exigés pour les différents dossiers faisaient partie des urgences du ministre.
En huit mois, très peu d’actions ont pu être concrétisées. Il suffit de faire un tour dans les différentes administrations pour s’en convaincre : la bureaucratie continue d’y gangréner le quotidien des citoyens. Comble de l’absence de cohérence dans l’action du gouvernement, le président de la République insistait lors du dernier Conseil du gouvernement sur la nécessité d’«intensifier les efforts pour moderniser l’administration, changer les comportements et garantir un service public performant répondant aussi bien à la demande sociale qu’à celle du secteur économique à travers l’introduction de modes de gestion, de suivi d’évaluation et de contrôle rénovés».
Le Président évoquait l’installation prochaine d’un observatoire du service public qui aura pour prérogatives de «réaliser des études, formuler des propositions et réaliser des enquêtes d’opinion pour contribuer à remédier aux imperfections et à bannir la bureaucratie et l’inefficacité».
En réalité, cet observatoire hérite des missions qui étaient attribuées au ministère de la Réforme du secteur public en espérant qu’il aura une durée de vie plus longue que ce dernier et qu’un bilan des actions sera établi sans quoi la réforme du secteur public restera au stade du vœu pieux.
N. I.

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