Lundi 2 juin 2014
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Actualités : Benflis dénonce l’ensemble du processus :
«Un gouvernement et une APN illégitimes. Un plan d’action qui n’en est pas un» !


C’est sans concession aucune que Ali Benflis appréciera la soumission, par Abdelmalek Sellal, du plan d’action du gouvernement à l’Assemblée populaire nationale, depuis hier dimanche. Pour Benflis, c’est simple : c’en est là «un gouvernement illégitime qui présente à une Assemblée, elle-même en déficit de légitimité, un plan d’action qui n’en est pas un» !
Kamel Amarni - Alger (Le Soir)
Pour l’ancien chef de gouvernement et deux fois candidat aux présidentielles en 2004 et en 2014, le gouvernement Sellal est déjà lui-même, «une anomalie institutionnelle. Il n’appartient à aucune catégorie de gouvernement connu dans le monde», tranche-t-il dans une déclaration rendue publique hier dans l’après-midi. Pour cause, n’étant pas un gouvernement émanant d’une majorité parlementaire, «(…) il n’est pas non plus un gouvernement d’ouverture car toutes les tentatives désespérées du régime en place en ce sens ont essuyé des refus systématiques des forces politiques sollicitées». Pas même qu’il ne soit «un gouvernement de compétences nationales qu’un consensus des forces politiques et sociales auraient choisi comme option dans l’intérêt du pays».
Pour Ali Benflis, en fait de gouvernement, il ne s’agit que «d’un produit d’une volonté personnelle (de Bouteflika ndlr ) sans légitimité confortée par un régime politique complaisant». C’est donc l’ensemble du processus et même de l’édifice institutionnel que l’ancien SG du FLN épingle sans ménagement. Ainsi, et en plus du gouvernement, «le procès en illégitimité de l’Assemblée populaire nationale n’a même pas besoin d’être instruit. Il fait l’objet d’un jugement unanime prononcé dès son investiture, il y’a deux ans. Bien mieux, même des partis qui y sont représentés réclament sa dissolution au motif de sa non représentativité».
Produit d’une fraude où la logique des quotas avaient effectivement prévalu, cette Assemblée se voit invitée à se prononcer sur ce que Benflis appelle un «plan d’action qui n’en est pas un» ! Un plan d’action dont le souci, lit-on toujours dans la même déclaration, est de faire illusion : «Que le pays est gouverné alors qu’il ne l’est plus, qu’il (le régime en place) a un projet pour le pays alors qu’il n’est guidé que par le sien propre et que le pays avance alors qu’il est maintenu , contraint et forcé, dans l’immobilisme et la stagnation». Pour couronner le tout, Benflis ajoutera cette remarque assassine : «Comment ne pas relever le manque de sérieux, la précipitation et l’improvisation lorsque l’on se réfère aux délais exceptionnellement courts ­—cinq jours — impartis à l’élaboration d’un plan d’action pour les cinq années à venir ?». Un plan d’action qui, par ailleurs, relève encore Ali Benflis, se distingue par «la hâte, le tâtonnement et l’indigence de la réflexion», faisant que l’on s’y contente de «reprendre des engagements anciens non tenus. Un plan qui se résume à des slogans plus qu’à des mesures concrètes».
Il est désormais clair que Ali Benflis se place en position d’opposition frontale au régime Bouteflika. Opposition qu’il veut cette fois visible et de tous les jours.
K. A.

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