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Actualités : L’ORGANISATION PATRONALE TRAVERSE UNE ZONE DE TURBULENCES
Le FCE dans le rouge


Prévue pour mardi dernier, la réunion extraordinaire du forum des chefs d’entreprises (FCE) est reportée pour le 11 du mois en cours. La crise que traverse cette organisation patronale est désormais réelle. Hier, au siège du forum sis à Chéraga à l’ouest de la capitale, le malaise est palpable, même si tout le monde évite d’avancer le moindre commentaire.

Abder Bettache - Alger (Le Soir)
Considérée comme l’organisation patronale la plus présentative des hommes d’affaires algériens, le FCE fait face à une des plus graves crises depuis sa création en octobre 2000.
La démission d’un de ses influents adhérents, en l’occurrence Issad Rebrab, intervenant quelques semaines après celle de Slim Athmani, a fait plonger le forum dans une profonde de crise. Le FCE peine depuis, à retrouver sa sérénité. «On aurait pu éviter ce genre de situation et permettre aux différentes parties de débattre dans un cadre approprié», commente un patron sous le sceau de l’anonymat. Intervenant dans le secteur des boissons, notre interlocuteur s’est interrogé «si la crise n’a pas été manipulée de l’extérieur». C’est pour faire face à cette situation qualifiée «d’inédite», que le directoire du FCE a décidé de renvoyer au 11 du mois la réunion.
Au siège de l’organisation, on s’attelle à préparer cette réunion dans une sérénité totale. Les employés évitent, quant à eux, de faire le moindre commentaire sur la question. «C’est une affaire interne aux patrons», nous a indiqué une employée rencontrée à l’extérieur de l’immense villa abritant le siège du forum.
Mardi, le FCE avait réaffirmé dans un communiqué rendu public, «sa cohésion et sa stabilité», tout en minimisant le départ de Rebrab. Mais le malaise est profond. La mainmise des patrons réputés proches du pouvoir sur le FCE dérange de nombreux chefs d’entreprise.
Pour un grand nombre d’entre eux, l’organisation patronale est devenue «un allié du pouvoir depuis la nomination de Sellal à la tête du gouvernement en septembre 2012». «Nous avons payé chèrement notre autonomie. Nous devons la préserver pour constituer réellement une véritable organisation patronale qui sera à la fois revendicative et constructive», ajoute-t-on.
Dans sa déclaration, le FCE a tenu à «demeurer fidèle à ses principes». Le FCE veut continuer à «mettre l’entreprise au centre des politiques économiques, militer pour l’amélioration de l’environnement économique du pays, booster la croissance hors-hydrocarbures et réduire notre dépendance de l’importation». Et d’ajouter : «Le FCE tient à préciser que l’adhésion comme le départ du Forum des chefs d’entreprise est un acte libre et souverain qui ne concerne en définitive que les individus eux-mêmes et le départ de deux patrons ne constitue nullement pour le Forum des chefs d’entreprise un acte de dénonciation de sa ligne de conduite».
Pour d’autres sources, la crise que couvre le FCE pourrait déboucher sur la désignation d’un nouveau président, Mohamed Baïri, le vice-président du forum.
«Je n’ai rien à voir avec ce qui se raconte autour de moi. Je n’ai aucun problème avec M. Hamiani. Je travaille avec lui depuis trois ans en tant que vice-président du FCE. Nous avons toujours travaillé ensemble, en concertation. Il arrive que nous soyons d’accord comme il arrive que nous divergions sur certains points, mais ce n’est pas pour autant que j’en viendrais à demander le changement à la tête du FCE ou à prendre sa place», avait-il déclaré à la presse.
Présidé par M. Réda Hamiani, chef d’entreprise, ancien ministre de la Petite et Moyenne entreprise, le Forum regroupe en mai 2014 environ 663 entreprises.
Les sociétés membres du FCE cumulent un chiffre d’affaires global de plus de 15 milliards de dollars et emploient 164 177 salariés permanents.
A. B.

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