Jeudi 12 juin 2014
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La fable de la fontaine et du mec qui jurait
de ne jamais y boire !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Suppression de la fouille-palpations par la police des frontières.

J’en connais qui vont être déçus !

C’est littéralement tordant. Au moment même où Sellal affirmait devant les sénateurs qu’ «il n’y aura pas de retour du FIS», à quelques timides encablures de là, sous un chapiteau (ça aussi, ça ne s’invente pas) Ali Djeddi, Abdelkader Boukhemkham et Kamel Guemazi transmettaient à la Conférence pour la transition les «salutations fraternelles du FIS», avec en prime de gros bisous bien baveux de Abassi Madani et de Ali Benhadj, restés un peu en retrait pour, je cite «ne pas gâcher cette fête» ! Mais pas d’inquiétude, bien sûr ! Sellal a frappé fort avec ses petits poings sur le pupitre des sénateurs et a assuré que de retour du FIS, il ne sera jamais question. Jamais, au grand jamais ! Abadan de chez Abadan ! J’aurais été sénateur et il serait venu me dire que l’Algérie allait battre les trois équipes de son groupe H par 4 buts d’écart et se qualifier illico-presto-fissa au second tour du Mondial, je l’aurais aussi cru, de la même manière que pour le FIS. Cet épisode cocasse m’en rappelle un autre que je ne peux m’empêcher de rappeler à votre mémoire. Oui, je sais que la mémoire de Abdekka est supérieure à toutes nos mémoires réunies – selon le très siesteux Laurent F – mais faites tout de même un effort. Rappelez-vous le ministre de l’Information de Saddam Hussein. Comment il s’appelait déjà, mon Dieu ? Ah ! Oui ! Ça me revient ! Mohamed Saïd al-Sahhaf. Le mec en sortie sur le terrain jurait à la presse massée devant lui que l’armée irakienne allait mettre en pièces la coalition occidentale menée par les Américains, évoquait même sans rire une quasi-déroute des Marines US alors que juste derrière lui, à portée de souffle dans son cou, un imposant GI’s tout droit sorti du Bronx s’apprêtait à lui passer des menottes. Ainsi donc, le FIS, jamais ! Nous serions alors victimes d’une hallucination collective. Ouyahia invite le bras armé, désarmé puis réarmé du FIS, Madani Mezrag, à venir discuter avec lui, mais le FIS, lui ne reviendra jamais ! Wallah que ce sont là des logiques tellement tordues qu’elles m’échappent. Oui, bien sûr, H’mimed a tenu à préciser que ces gens-là sont invités non pas en tant que FIS, mais au titre de « personnalités nationales». Ah ! Bon ! Et c’est censé me rassurer, ça ? Mezrag, Boukhemkham, Djeddi et Guemazi personnalités nationales ! Non, bien sûr, le FIS ne reviendra jamais. Au fond, c’est logique ! Pour revenir, il aurait fallu qu’il parte. Il a failli partir en 1999. Mais un mec a oublié de refermer la porte. Un oubli venant d’un monsieur dont on vante pourtant la mémoire. N’est-ce pas, Lolo ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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