Dimanche 22 juin 2014
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Sports : Il fêtera ses trois ans à la barre technique des Verts, le 1er juillet prochain
Le dernier combat du soldat Vahid !


De nos envoyés spéciaux,
M. Bouchama, A. Andaloussi et S. Sid
Vahid ne veut pas sortir par la fenêtre ! Après l’échec de mardi dernier «face à plus fort», les Belges de Wilmots, pour ne pas les nommer, Halilhodzic veut conclure le Mondial en beauté. En réalisant le rêve des supporters algériens et l’objectif que lui a fixé la FAF un certain 1er juillet 2011, quand il a pris en main les destinées techniques des Verts.
Rien ni personne ne peut nier le travail accompli par le Bosnien depuis son arrivée à Alger, il y a de cela, à une semaine près, 3 ans. Le 1er juillet 2011, l’ex-driver des Eléphants venait de signer son contrat où étaient écrits, noir sur blanc, les objectifs d’une équipe humiliée, mortifiée, un soir noir à Marrakech. Qualifier les Verts à la CAN-2013 et à la Coupe du monde 2014 étaient les termes exprimés par les deux parties lors de la cérémonie protocolaire organisée au niveau du siège de la FAF. Deux objectifs atteints quoi qu’on en spécule. Avec, cerise sur le gâteau, une recomposition en profondeur de la structure humaine montée par Rabah Saâdane en laquelle Halilhodzic a décelée une terrible carence de motivation et «faim sportive».
Pareil mérite est bon de le relever même s’il faut aussi reconnaître que la fédération de Mohamed Raouraoua s’est pliée en quatre pour offrir à Coach Vahid les moyens, du moins les plus élémentaires, qu’il a exigés. Reconnaissant, le natif de Jablinica n’a pas nié la mansuétude de ses employeurs. Mais n’a pas non plus raté l’occasion de les critiquer affirmant, à chaque fois que la parole lui était donnée, qu’il ne sera jamais «un mouton». Un autre bovidé à sacrifier... Lui préfère partir, seul, en empruntant les chemins les plus sinueux. Comme il l’a souvent fait depuis qu’il a choisi l’ingrat métier d’entraîneur de football. Ce soir, Halilhodzic empruntera une nouvelle voie. Avec l’espoir de combler de bonheur 40 millions d’Algériens. Et faire taire ses détracteurs, de plus en plus apparents ces derniers temps. Face à la Corée du Sud et à la Russie, Halilhodzic épuisera ses dernières munitions. Dans l’espoir de faire durer le rêve et conjurer le sort qui fait que l’Algérie n’arrive plus à sauter la première marche d’un tour inaugural d’une phase finale du Mondial. Peut-être qu’il ne réussira pas faute de balles réelles. De cartouches périmées. Au fond, Halilhodzic a réussi à gommer les formes qui font la gourmandise de ses employeurs. Le 1er juillet il quittera ses fonctions avec le sentiment d’être passé à côté d’un exploit pour lequel il n’a rien signé : «Gagner la Coupe du monde.» Une phrase qu’il a tellement improvisée quand nous, journalistes, l’interpellions pour connaître les contours de ses vrais objectifs à la tête de la sélection algérienne. Halilhodzic s’en ira comme tous ceux qui avaient eu à diriger El-Khadra. Triomphants comme Khalef, feu Kermali et Saâdane, ou médusés comme le furent beaucoup d’autres, locaux ou coopérants. L’histoire des Verts retiendra…
M. B.

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