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Actualités : ALI YAHIA ABDENOUR À ORAN :
«Quand il y a confusion de pouvoirs, il y a dictature»


«L’Algérie est une dictature», dira Me Ali Yahia Abdenour, président d'honneur de la Ligue algérienne des droits de l'Homme, lors d’une conférence qu’il a animée hier à Oran au niveau du siège de la LADH. Il estime que «Les Constitutions algériennes sont usées parce qu’elles n’ont jamais servi. L’Algérie est une dictature, on ne tient pas compte de la Constitution, car la Constitution consiste en trois pouvoirs : exécutif, législatif, judiciaire. Mais est-ce que le législatif a joué un rôle ? La justice est-elle indépendante ? Quand il y a confusion de pouvoirs, il y a dictature».

Amel Bentolba - Oran- (Le Soir)
Abordant le sujet d’actualité, la révision de la Constitution, l’intervenant s’interroge sur le choix : Ouyahia. «Le RND est né en février 1997, avec des moustaches, parce qu’au mois de juin, il y a eu des élections à l’APN obtenant 156 députés, aux législatives. Il obtient 80 sénateurs. Regardez, on désigne quelqu’un pour soi-disant réviser la Constitution alors que c’est lui qui a fait un coup d’Etat à l’intérieur du RND pour éloigner Benbaïbeche et maintenant le RND est au service du président de la République…»
Plus loin, Me Ali Yahia Abdenour évoque la participation du FFS dans les consultations autour de la révision de la Constitution, «le FFS, qui n’est ni pour le boycott ni pour la participation, maintenant il va tenir lui aussi une conférence nationale, dans laquelle il veut réunir, et le Pouvoir et l’opposition, et Ouyahia a répondu que le Pouvoir ne participera pas, mais que les partis qui soutiennent le Pouvoir oui. Cette position là va être appuyée par le système politique, pourquoi ? Parce que pour la première fois dans l’histoire de l’Algérie, un problème de fond est posé, les Algériens ne se rejettent plus, ils discutent même s’ils ne sont pas d’accords. Cette position du FFS va être appuyée par le Pouvoir pour finalement la récupérer, parce qu’il faut le dire, le FFS n’est plus un parti de militants, à la direction du parti, il y a des affairistes et c’est ça qui est grave».
S’agissant de la réunion de coordination pour la liberté et la transition démocratique, Me Ali Yahia Abdenour estime qu’il faut à présent aller vers toutes les wilayas parce que maintenant les Algériens n’acceptent pas ce qui est imposé, il faut discuter avec les Algériens (es) et les écouter. «Il ne faut pas laisser la coordination actuellement seule. Il faut que la société civile soit intégrée, je ne dis pas d’aller dans les wilayas pour répandre cette idée, non, dans ce conseil-là qui est composé de 5 partis plus Benbitour, il faut ajouter des représentants de la société civile ; s’ils sont intégrés, je crois qu’on va dépasser les problèmes, sinon il va y avoir des problèmes».
Durant sa conférence d’hier, Me Ali Yahia n’a pas manqué d’aborder le rôle de l’armée, considérant que « les militaires ont le devoir et l’honneur de servir la Nation, l’armée n’a pas à servir un homme ou un clan, elle a à servir la Nation ! Le système en Algérie est militaire, la légitimité historique étant dépassée il faut revenir à la légitimité démocratique».
Un autre rôle, celui du DRS, a failli à sa vocation première dira l’intervenant, le service des renseignements sensé initialement s’occuper de l’extérieur, est devenu dit-il, une police politique qui ne s’occupe que du peuple. «Si Toufik a éliminé feu le chef d’état-major Lamari en 2004, aujourd’hui, c’est le chef d’état-major qui élimine Toufik. En janvier dernier, le président a déshabillé le DRS en lui enlevant trois directions, en le laissant nu pour qu’il meure de froid et ses «habits», il les a donné au chef de l’état-major actuel, mais comme ce dernier est déjà trop habillé, il étouffe !»
Vers la fin de son intervention, Me Ali Yahia lancera une réflexion à méditer dit-il et qui consiste dans le «nouveau rôle» du patronat algérien, «vous avez des gens qui sont appuyés d’en haut et qui veulent remplacer les militaires à la tête du pays...»
A. B.

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