Lundi 7 juillet 2014
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L’étrange et impossible histoire
du Docteur B. Djallil !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Abdekka enfin à Al-Alia

Il était temps !

Docteur B. Djallil. Chercheur, spécialisé en nanotechnologies, option «greffe des micro-organismes avec jonction dynamique des filaments de pourtour de texture contradictoire», Docteur B. Djallil doit être reçu aujourd’hui au Palais. Abdekka l’a invité, en présence du ministre des universités et de la Recherche scientifique. Ou de la ministre. J’avoue que je ne sais plus qui dirige le secteur depuis le dernier remaniement, et j’avoue surtout que je n’ai même plus l’envie d’aller sur Google pour avoir cette info. Sachez juste que Boutef’ a tenu à réunir le chercheur et le ministre, parce que le chercheur vient d’être distingué lors du prestigieux «Forum scientifique mondial Awards», La Mecque de tous les chercheurs de la planète. Docteur B. Djallil est honoré par l’invite du Président. Il est un peu gêné, mais honoré quand même. Gêné, parce qu’il sait par avance que le Raïs va demander au ministre, en public, face caméras, de garder le chercheur en Algérie, de ne pas le laisser partir pour Princeton, la fameuse université américaine où une chaire en nanotechnologie attend l’Algérien. Docteur B. Djallil a pris sa décision. Il ne peut plus continuer comme ça, avec un salaire mensuel de 75 542 dinars primes de recherche et panier documentation compris. Il ne peut décemment travailler dans un labo délabré qu’il partage avec la femme de ménage de l’Unif’ qui y range, dans un coin ses balais et ses flacons de détergent. Docteur B. Djallil a donc dit oui au campus américain prestigieux. Mais aujourd’hui, il va donner le change, sourire au Président et lui assurer être comblé par autant de sollicitude. Et blablabla et blablabla ! Abdekka ne recevra jamais docteur B. Djallil. Même si B. Djallil avait existé et avec lui la théorie fumeuse de la greffe des micro-organismes avec jonction dynamique des filaments de pourtour de texture contradictoire. Le Palais ne reçoit pas ce genre d’invités. Et surtout pas pour les supplier de rester au pays. De temps à autre, pour occuper un ministre en charge de la communauté à l’étranger, le Palais fait semblant d’organiser ici, en Algérie, des colloques pompeux et surréalistes sur la «politique de retour en Algérie des cerveaux D». Des «Zerdat» au cours desquelles on promet sans honte aux candidats algériens à la réinsertion… algérienne des céréales Fitness au petit-déjeuner, des maisons équipées de plaques solaires pour l’alimentation électrique et des labos avec une connexion internet de 2000 mégas ! Une fois les petits-fours terminés et le colloque plié … en quatre de rire par ces promesses, les invités repartent vers le savoir et l’envie de le promouvoir réellement, c’est-à-dire vers ailleurs, très ailleurs, vachement ailleurs. C’est dommage ! Moi, je commençais à l’aimer mon personnage fictif, Docteur B. Djallil. Tenez ! Je l’aurais même vu succéder à Coach Vahid ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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