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Actualités : ASSASSINAT DES MOINES DE TIBHIRINE
Paris confirme la demande d’audition des agents de la DGSE


Le Quai d’Orsay confirme la demande algérienne d’auditionner deux anciens fonctionnaires de la DGSE dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat des moines de Tibhirine. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères affirme que la demande d’Alger sera examinée.
Nawal Imès- Alger (Le Soir) - Paris confirme par la voix du porte-parole du Quai d’Orsay que la justice algérienne souhaitait entendre deux anciens membres des services secrets français, à savoir Pierre le Doaré, ancien chef d'antenne des services secrets français à Alger (1994- 1996), et Jean-Charles Marchiani, ancien officier du même service et ex-préfet du Var. Le porte-parole s’exprimait lors d’un point de presse. A une question relative à la demande d’Alger, il a répondu qu’«il y a une coopération judiciaire entre nos deux pays. C'est dans ce cadre que la demande devra être examinée». Interrogé au sujet de la visite repoussée à deux reprises du juge Trévidic, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères a répondu qu’«une date doit être trouvée, en accord avec les autorités judiciaires algériennes. Ce processus est en cours. Il relève du ministère de la Justice». Les premières investigations menées avaient en effet mis la lumière sur le rôle joué par les deux anciens fonctionnaires de la DGSE. Jean- Charles Marchiani avait été chargé d'une mission auprès du Groupe islamique armé, auteur du rapt des religieux. Il avait été entendu fin mars 2012 par le juge Trévidic auquel il avait affirmé que cette mission lui avait été confiée par le président français Jacques Chirac dans le but de négocier une rançon, mais que le Premier ministre d'alors, Alain Juppé, qui n'en était pas informé, y avait mis un terme. Pierre le Doaré avait reçu un émissaire du GIA dans les locaux de l'ambassade de France à Alger, qui lui avait remis une preuve de vie des religieux en captivité. Le dossier a longtemps empoisonné les relations algéro-françaises. Le juge Trévidic chargé de l’affaire a vivement réagi au second report de sa visite en Algérie. «Il va falloir savoir si on se moque de nous», a-t-il lancé sur les ondes de la radio France Inter. L’Algérie a pourtant accédé à sa demande d'autopsie des têtes des religieux décapités mais sa visite a été reportée à deux reprises au courant de cette année. Côté algérien, si la demande d’autopsie a été acceptée, elle devrait être assurée par une équipe de médecins légistes algériens en présence du juge Trévidic.
N. I.

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