Dimanche 10 août 2014
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Actualités : Les prix de la viande rouge n’ont pas bougé

La fièvre aphteuse ne semble pas, du moins pour le moment, impacter sur le prix de vente de la viande rouge notamment la viande bovine. Toutefois, les citoyens continuent à bouder les boucheries pour non seulement les prix élevés mais aussi par peur de cette maladie virale.

Rym Nasri - Alger (Le Soi)
Issu d’une famille de bouchers, Fouad, affirme qu’au marché de gros, la viande bovine avec os est vendue à 780 dinars. Un prix plus ou moins stable depuis le début de l’été. «Avant le Ramadhan, la viande bovine était proposée entre 790 et 800 dinars le kilo. Quant à la viande ovine, elle ne descend pas à moins de 1300 dinars», précise-t-il. Dans sa boucherie qui fait face au marché T’nache de Belouizdad à Alger, Fouad, vêtu d’un tablier blanc, sert les rares clients qui scrutent des yeux une variété de viande exposée dans le comptoir. «Ma famille est dans le métier depuis 1931. Nous avons des boucheries à El Biar, au Golf, à Belcourt. Grâce à notre réputation, nous avons une clientèle qui nous fait confiance», dit-il. Faisant l’éloge de la qualité de sa marchandise, il précise que son commerce reçoit chaque semaine les services d’hygiène dont la mission est de contrôler la marchandise proposée à la vente. Selon lui, le danger de la transmission de la fièvre aphteuse consiste dans l’abattage clandestin. «Ce sont des abattages qui échappent à tout contrôle. Les carcasses ne comportent pas les cachets des services vétérinaires comme celui-là», explique-t-il en exhibant une carcasse de bœuf suspendue dans un grand frigo et portant une longue griffe violette.
Le jeune boucher ne cache pas son appréhension à voir ces «gens sans scrupule» écouler une marchandise suspecte sur le marché national. D’autant que les prix sont souvent plus bas à ceux des marchandises contrôlées. Des transactions douteuses basées souvent, poursuit-il, «sur des contreparties financières avec les bouchers qui acceptent d’écouler ces viandes non contrôlées». Près de la place du 11 décembre 1960, rue Belouizdad, une grande boucherie s’impose. Derrière un comptoir bien garni d’une variété de viande, le vendeur affirme que sa marchandise provient de l’importation. «La plupart des bouchers vendent une viande d’importation provenant principalement de la Nouvelle-Zélande. C’est une viande fraiche importée sous-vide et certifiée», souligne-t-il. Des précisions qui sous-entendent qu’il s’agit bel et bien d’une marchandise non concernée pas la fameuse fièvre aphteuse. Il assure toutefois, que depuis l’apparition de cette maladie en Algérie, il y a quelques jours, les prix de gros ont connu une baisse. «A l’abattoir de Ruisseau, la moitié d’un bœuf est vendue à 650 DA le kilogramme. Malgré la présence des vétérinaires sur les lieux, les bouchers refusent de la prendre. Ils ont peur de cette maladie.», dit-il encore.

L’appréhension des citoyens
Assis sur la marche de l’entrée d’un immeuble, rue Belouizdad, Abdelmoumène et ses deux amis sont plongés dans une longue discussion. Ils reviennent sur plusieurs sujets d’actualité : l’agression d’Israël contre la Palestine, les réfugiés maliens qui parsèment les trottoirs algérois, la vague de fortes chaleurs qui touche Alger, la cherté des fruits et légumes,…
Evoquant la viande rouge, il tonne : «Jamais je n’achèterai la viande». Une affirmation qui témoigne de son appréhension quant à la fièvre aphteuse. Catégorique, ce retraité estime que les «tromperies» seront toujours au rendez-vous. «Les gens sont malades. Ils sont capables d’abattre des bovins atteints de cette maladie et de nous vendre leur viande. Certes, l’Etat ne parle à présent que de bovins mais même la viande ovine, je ne l’achèterai plus. Je ne fais plus confiance», dit-il.
Désormais, Abdelmoumène est prêt à changer ses habitudes alimentaires. «Je n’achèterai que de la viande équine. Non seulement elle n’est pas concernée par la fièvre aphteuse mais en plus elle est moins chère et meilleure en matière de vertus», a-t-il ajouté.
R. N.

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