Jeudi 13 novembre 2014
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Je ne sais pas vous, mais moi, j’aime ma douane !

Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
Commentaire de Mohammed 6 après la disqualification du
Maroc de la CAN-2015 :

«Shit !»

Ça n’a pas l’air comme ça ! J’ai même «températuré» une sorte de tiédeur dans notre rapport à cette information. Pourtant, elle est le signe que la bataille a recommencé. Peut-être pas dans les mêmes termes, ni dans les mêmes rapports de force, mais elle a recommencé. Quelle info pas assez répercutée ? Celle de l’interdiction du port du voile signifiée officiellement par la Direction des douanes à ses agents. Cette décision, ce n’est pas la déclaration du 1er Novembre 1954, d’accord, ce n’est pas la première balle tirée dans le Constantinois, d’accord, mais c’est une balle tout de même tirée assez fort pour nous… tirer de notre somnolence et notre tête-à-tête passif avec le yéti à barbe qui distribue depuis quelques mois déjà fatwas sur fatwas, sa dernière abjection étant de pointer sa langue-mitraille en direction du réalisateur Lyes Salem et de son film El Wahrani. Comme l’histoire se répète ! Avec d’autres acteurs, certes. Avec d’autres décors, certes. Mais avec quasiment le même synopsis. Boudjemaâ Karèche pourrait mieux en parler que moi, l’ancien et mythique patron de la Cinémathèque y était à Bordj-Bou-Arréridj, dans les années de braise naissante, lorsque des «balbutiements du FIS», des «vagissements de l’AIS» et des «fœtus dégénérescents du GIA» avaient aussi tenté d’interdire une projection et un débat dans cette ville distante d’à peine 238 kilomètres d’Alger, la capitale. Des voix, à l’époque, avaient clamé toute honte bue : «C’est cela la démocratie. Les islamistes ont aussi le droit de s’exprimer, de dire et de faire ce qu’ils disent.» Quelques années après, le bilan de ce démocratisme se comptabilisait dans les cimetières, inscrit en lettres de sang sur les ardoises tombales ! Alors oui ! Aujourd’hui, le monde, mon monde se divise en deux. D’un côté, le yéti hirsute et sa télé kamis-claquettes. De l’autre, cette décision de la Direction des douanes qui exige que les voiles restent dans les vestiaires, ce corps étant affilié aux finances, mais aussi et surtout à la sécurité du pays. Bipolarisation imbécile de ma part ? Non ! Juste l’envie de ne pas relire les mêmes scenarii, de repartir chialer sur d’autres tombes. Le souhait finalement de ne me rendre aux cimetières que pour des motifs «naturels». Aujourd’hui, j’entends distinctement les nouveaux charpentiers de Dieu, d’un Dieu otage, clouer les planches de l’échafaud pour y faire grimper un cinéaste et l’y pendre sans oublier de transformer dans la foulée l’échafaud en bûcher afin d’y brûler en apothéose les bobines de son long-métrage. Face à ce vacarme des marteaux et des clous, hélas, je ne perçois que ce mince filet de voix courageuse jaillissant tant bien que mal d’une institution algérienne. Eddiwana ! C’est peu. Il en faut plus pour réduire en miettes les marteaux et faire fondre les clous des charpentiers de Dieu et de leur yéti imbécile. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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