Lundi 8 décembre 2014
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Les offuscations ridicules d’un vieux chnoque !

Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
Coopération algéro-française. Paris annonce vouloir
investir massivement dans la construction d’hôpitaux et
de cliniques en…

… France !

C’est le scoop d’Al-Khabar. L’Armée islamique du salut qui a tenu son université d’été au mois d’août dernier dans une forêt de Jijel. Tu te pinces quand tu lis, quand tu lis aussi et surtout la confirmation de cet «événement» par l’organisateur-chef de cette université d’été, Madani Mezrag. Pardon ! Monsieur Madani Mezrag ! Le gars ne se fait d’ailleurs pas prier pour préciser aux confrères que cette rencontre tenue sans autorisation formelle des autorités était cependant connue d’elles, tant civiles que militaires. A ce niveau d’intimité et de connivence, autant se dire «tu», n’est-ce pas ? Toi, essaie juste de te rassembler avec deux ou trois potes sur les marches de la Grande-Poste, à Alger, de chanter quelques refrains égratignant le Palais, et tu te verras embarquer aussitôt dans de jolis fourgons bleus, par de gentils hommes bleus vers des maisons d’où l’on sort souvent couvert de bleus ! L’AIS, non ! Elle tient une université d’été en milieu bucolique, à Jijel, avec un tas de gens invités à discuter de sujets politiques aussi importants que la situation en Palestine et le rôle de l’Algérie par rapport à ce confit, mais aussi la situation en Algérie, entre Algériens, et le rôle de… l’AIS dans cette relation tumultueuse. Je ne sais pas si Monsieur Mezrag a prévu une université d’automne ! Je lui conseille vivement de le faire, car apparemment, il n’y a aucun obstacle à ce genre d’activités organisées par le bras armé du parti dissous. Pourquoi pas une université d’automne consacrée aux violences faites aux hommes par les femmes qui travaillent. Une autre université, celle-là d’hiver qui traiterait de la chute des prix du pétrole et de la meilleure manière islamique d’y faire face. Une université de printemps sur… Oh ! Et puis zut ! Est-on encore sérieux dans ce pays, que les forêts d’une de ses régions soient ainsi occupées, avec tables, micros, amplis, tapis et secrétariat pour la prise de notes et la rédaction des actes de cette université d’été ? Parle-t-on bien de la même chose ? L’AIS en activité politique officielle ? Sans fourgons bleus. Sans hommes bleus. Sans maisons bleues. Et sans une seule égratignure, sauf celles des ronces de la forêt ! Méchantes ronces ! Remarquez, je m’offusque, je m’offusque ! J’ai tort de m’offusquer, au fond. Eh oui ! A bien y regarder, la démarche du Palais est logique. Elle obéit à une stratégie jamais cachée. Elle est même bien plus logique de toutes nos démarches réunies ! Abdekka a toujours dit qu’il ferait des tangos d’hier des héros d’aujourd’hui. Il n’a pas menti. Il le fait ! Pourquoi alors, vieux chnoque que je suis, m’offusquerais-je d’une université d’été de l’AIS lorsque Ouyahia, mandaté par le Raïs, a reçu Madani Mezrag en sandales et kamis à la présidence de la RADP pour lui demander son avis sur la future Constitution ? Pardon ! Monsieur Madani Mezrag ! Donc, s’il vous plaît, oubliez mon offuscation ridicule. Et fumez du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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