Jeudi 8 janvier 2015
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Actualités : Le Bonjour du «Soir»
Le «qui-tue-qui ?» n'est pas parisien !


Par Maâmar Farah
Pouvons-nous, en ces moments où l'horreur du massacre redessine sous nos yeux le long fleuve de sang qui a coulé chez nous ; pouvons-nous, en tant qu'êtres humains d'abord, ne pas nous solidariser avec les familles des victimes de l'attentat contre Charlie Hebdo et un appartement pris pour cible par «erreur» ? Evidemment, non ! Aujourd'hui, et s'il est trop tôt pour identifier clairement les terroristes ainsi que leurs motivations, il faut peut-être rappeler que cet attentat intervient dans une conjoncture très défavorable pour les musulmans et l'islam en France. Et la suite, vous la devinez !
Pouvons-nous, aussi, en cette journée noire pour Paris, la France, mais aussi pour le monde, rejouer la séquence favorite de certains journalistes, juges, philosophes et hommes politiques d'en face, longtemps accrochés au «qui-tue-qui ?», piètre épisode d'une incapacité chronique à comprendre les mutations du monde et les drames à venir. Non, assurément, parce que ce terrorisme qui tue froidement, qui fait couler le sang et installe l'affolement, nous l'avons connu avant les autres ! Et, pendant que les Algériens tombaient, le Paris bien pensant fustigeait l'armée nationale et le DRS, aidés en cela par des renégats qui apportaient le semblant de preuves qui manquaient ! Non, nous n'irons jamais jusqu'à imaginer des scenarii qui n'existent que dans l'imagination des ennemis de notre pays ! Enfin, la France qui a payé et armé des terroristes en Syrie doit pouvoir faire le ménage chez elle et là-bas, dans ces régions où Daesh a prospéré grâce à la générosité de Paris.
Solidaires des familles et du peuple français, nous sommes les mieux placés pour comprendre la colère qui monte. Mais les amalgames ne servent ni la vérité, ni la justice. La France doit se regarder dans un miroir. Peut-être qu'elle cessera alors de faire porter aux autres la responsabilité de ses échecs !
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