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Actualités : Pétrole
Le baril baisse à moins de 45 dollars


La dégringolade des prix du pétrole se poursuivait à moins de 45 dollars le baril hier. Une baisse des cours à moins de 40 dollars n’est pas écartée à court terme.
Hier matin, sur le marché asiatique, le baril de pétrole se transigeait à 45,36 dollars pour le Light sweet crude (WTI) et à 46, 73 dollars pour le Brent de la mer du Nord.
En cours de journée, les marchés de Londres et de New York affichaient une tendance baissière similaire. Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord valait 47,03 dollars, tombant à un nouveau prix plus bas depuis mars 2009, à 46,54 dollars, tandis que le WTI était coté à 44,66 dollars, tombant vers 11h00 GMT à 44,20 dollars, son plus bas depuis mars 2009. Vers 14h GMT, le baril WTI était coté à 44,84 dollars.
La veille, le Brent avait fini à Londres sous les 50 dollars (à 47,43 dollars) pour la première fois depuis le 28 avril 2009, tandis que le WTI avait clôturé à 46,07 dollars, son plus bas niveau depuis le 11 mars 2009. L’or noir poursuit ainsi de ternir, frôlant des plus bas depuis six ans, en raison d’une offre surabondante. Et une baisse du baril que la banque d’affaires Goldman Sachs prévoit se poursuivre, anticipant pour le Brent un baril à 42 dollars dans trois mois et à 43 dollars dans six mois, tandis qu’un rebond à 70 dollars est escompté l'an prochain, contre 80, 85 et 90 dollars précédemment.
Concernant le WTI, Goldman Sachs prévoit un baril à 41 dollars dans trois mois, à 39 dollars dans six mois avant un rebond jusqu’à 65 dollars dans un an, contre respectivement 70 dollars, 75 dollars et 80 dollars estimés auparavant. Une dégringolade des prix que les bons chiffres de la demande chinoise n’ont pas freinée, la chute des cours s’expliquant davantage par la panique des opérateurs de marchés, pariant sur la baisse des prix, et la surabondance de l’offre pétrolière notamment celle de pays non-membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Notons dans ce contexte que le ministre de l’Energie des Emirats arabes unis, Suhail Mazroui, a indiqué hier que l’Opep ne peut plus «protéger» le prix du baril, en dégringolade depuis juin 2014. Comme il a également estimé nécessaire que la production de pétrole de schiste, qui pousse à la baisse des prix du brut, soit maîtrisée.
«On ne peut plus continuer à protéger un certain (niveau des prix)», déclarait le ministre en parlant de l’Opep, en ajoutant : «Nous avons connu une surproduction (de pétrole), venant essentiellement du pétrole de schiste, et cela doit être corrigé.» Le prix du baril était en recul depuis juin et la baisse s'est accélérée depuis, notamment après une décision de l’Opep de maintenir son plafond de production à 30 millions de barils par jour.
Le ministre émirati a déclaré que son pays était «inquiet» du manque d'équilibre entre l'offre et la demande sur le marché pétrolier mais «ne peut pas en être le seul responsable», allusion faite à l'augmentation de la production des pays pétroliers non membres de l'Opep. Ainsi, M. Mazroui a souhaité une rationalisation de la production des pays non membres de l'organisation pétrolière, en insistant sur le fait que le niveau actuel des prix ne pouvait être maintenu. «Nous disons au marché et aux autres producteurs d'être rationnels, de suivre l'Opep et d'agir pour une croissance du marché», a-t-il déclaré.
Et cela même si le plongeon des cours du brut handicape l'exploration et la production de pétrole issu des gisements de schiste américains, le coût d'extraction étant nettement plus élevé que pour la production conventionnelle.
C. B. / Agences

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