Lundi 23 février 2015
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Régions : Le Soir du Centre
AÏN DEFLA
Des projets pour Khemis Miliana


La commune de Khemis Miliana, la plus grande et la plus peuplée, a connu depuis des décennies un développement anarchique qui a engendré au fil des années une désorganisation du cadre de vie urbain.
Ce désordre est fait de constructions illicites incontrôlées, un marché informel qui gangrène tous les quartiers, un plan de circulation qui étouffe la ville, une poussée de la demande du logement social considérable, elle-même engendrée par un exode des campagnes environnantes vers la ville, un tissu routier urbain en décrépitude avancée, des réseaux de distribution d’eau potable et d’assainissement vétustes qui ne répondent plus aux nouvelles exigences, une progression de la criminalité et de bien d’autres maux sociaux, une gestion de l’hygiène qui a montré ses limites, un incivisme outrancier, enfin un tableau clinique qui ne pousse pas à l’optimisme.
Face à cette situation qui ne relève pas de la fatalité, il faut le dire, des programmes de développement ont été mis en œuvre et lancés depuis 3 ans par les différents secteurs, notamment ceux de l’hydraulique, les travaux publics, l’énergie et les mines, le logement, l’urbanisme .
Le programme de l’hydraulique comprend la rénovation totale du réseau de distribution d’eau potable qui a été entamé depuis 2 ans et dont l’exécution est à un stade avancé, en voie d’achèvement même avant d’être réceptionné par l’Algérienne des eaux. En plus de la rénovation du réseau, avec un linéaire de 69 km, le programme comprend aussi le transfert et le raccordement avec la conduite principale venant du barrage de Sidi-Ahmed-Bentaïba, la construction de 2 réservoirs de
3 000 m3 chacun et un troisième de 2 000 m3, puis la remise en état du réseau routier urbain affecté par les travaux, le tout avec une enveloppe d’un montant de plus de 84 milliards de centimes.
Cependant, ce qui nous a paru incompréhensible c’est qu’aucun nom de bureau d’études n’a été cité par le directeur des ressources hydriques de wilaya, qui a éludé notre question à ce sujet pour dire : «Le suivi se fait par nos chefs de projets». Cela n’a pas empêché que nombreux ont été ceux qui ont constaté qu’en plusieurs endroits le travail effectué était de mauvaise qualité, et notamment les nombreuses fuites signalées dans la majorité des quartiers, des avaloirs des eaux pluviales enterrés…
Durant la même période, la Direction des travaux publics a réalisé au niveau de Khemis Miliana de nombreuses opérations entrant dans le cadre des grands aménagements pour l’amélioration du cadre de vie. Entre 2005 et 2009, les travaux publics ont réalisé deux trémies sur la RN 4 pour supprimer les intersections à grand trafic, revêtement de la RN4 qui coupe la ville en deux secteurs, et réhabilitation de chemins communaux reliant divers quartiers, soit 6 opérations entièrement achevées pour un montant global de l’ordre de 1,046 milliard de dinars.
Toujours dans le cadre de son intervention pour le développement de la commune de Khemis Miliana, programme 2010-2014, la DTP a réalisé et clôturé trois opérations portant sur l’aménagement de la sortie de la trémie de Soufay, l’entretien du chemin communal reliant Mehali à la Socoman sur 4 km et la réhabilitation du chemin communal qui relie la RN 18 à Hay Aâdja sur 2,2 km. Ces trois opérations ont été réalisées pour un montant global de 149,327 millions de dinars. Certes les opérations de ces deux secteurs ont permis d’apporter de grandes améliorations pour ce qui est du cadre de vie des habitants.
Cependant, ce dont souffre la population c’est la gestion propre de la commune dans de nombreux domaines tels que l’hygiène, l’état des routes en zone urbaine, le marché informel qui gangrène toute la ville et qui génère des nuisances considérables malgré la réalisation de cinq marchés de proximité, le délabrement des trottoirs, les espaces verts qui dépérissent faute d’entretien régulier, un jardin public d’une grande richesse fermé depuis 5 ans et qui se meurt, une piscine en état de délabrement avancé, pour ne citer que ces aléas parce que la liste est longue. Pourtant selon un rapport officiel, l’APC dispose d’un ensemble de 19 projets pour un montant de plus de 26 milliards de centimes, des projets en souffrance parce que non lancés. Au niveau de l’APC, on s’en défend et on affirme que ces retards considérables ne relèvent pas d’une quelconque carence mais de la complexité et de la lenteur bureaucratique des procédures administratives imposées par le code des marchés publics «il faut au moins une année, des dizaines de dossiers à constituer chacun exigeant un délai allant d’une semaine à deux mois, voire plus, pour pouvoir exécuter un projet».
Par ailleurs, il faut noter que depuis le début de ce mandat, l’APC connaît son troisième chef de l’Exécutif ; le premier a déposé sa démission, le second, une élue, vient d’être suspendue après des poursuites judiciaires, puis remplacée à titre d’intérimaire, par un élu parmi les 23 membres que compte l’APC.
Nombreux parmi les habitants de Khemis Miliana sont maintenant convaincus que les mauvaises conditions de vie auxquelles ils sont confrontés dépendent beaucoup plus de la gestion propre et directe de la commune que des interventions des différents secteurs.
Karim O.

BÉJAÏA
Le siège de l’APC, la RN 12 et la voie ferrée fermés par des manifestants à Oued Ghir

Les villageois de Tagma, relevant de la municipalité de Oued Ghir, ont procédé à la fermeture du siège de leur APC, hier, pour s’opposer à la décision du maire de démolir des habitations construites, selon lui, «illicitement sur un terrain domanial».
Après avoir cadenassé le siège de l’APC, les manifestants ont ensuite bloqué à la circulation la RN 12 menant du chef-lieu de wilaya vers Alger et Tizi Ouzou ainsi que la voie ferrée. Le train des voyageurs qui assure la desserte entre Béni Mansour et Béjaïa à midi a été contraint de rebrousser chemin à partir d’El Kseur, suite au blocage de la voie ferrée au niveau de Oued Ghir. Des centaines d’étudiants de la haute vallée de la Soummam, qui devaient reprendre les cours en ce début de semaine à l’Université, ont attendu de longues heures des bus pour rejoindre Béjaïa, en faisant un long détour par Amizour. De nombreux automobilistes ont, une énième fois devant le laxisme des autorités de la wilaya à mettre fin à ce foyer permanant d’anarchie sur les différentes routes de la wilaya, pris leur mal en patience en attendant que les manifestants acceptent enfin de lever le blocus.
D’autres usagers de cette importante voie de communication ont dû emprunter un long détour par Amizour pour rejoindre leur destination.
Intervenant sur les ondes de la radio locale, le maire de Oued Ghir a fermement affiché sa détermination à mener jusqu’au bout cette opération contre «les squatteurs de ces terrains domaniaux destinés à l’implantation de la nouvelle ville de Oued Ghir», a-t-il déclaré. «Conformément aux lois de la République, je continuerai cette opération de démolition de toutes les habitations construites illicitement par les squatteurs sur ces terrains de la commune destinés à la réalisation de la nouvelle ville de Oued Ghir. Personne ne m’arrêtera. Que ceux qui se sentent arbitrairement touchés n’ont qu’à saisir la justice», a martelé le maire de Oued Ghir sur les ondes de la radio locale.
A. Kersani

INTEMPÉRIES
Routes dangereuses à Médéa en raison de la neige

Le trafic routier a été fortement perturbé hier en raison de la neige qui, une nouvelle fois, a couvert les hauteurs du Titteri et en l'occurrence le mont de Benchicao, qui culmine à plus de 1 200 mètres.
Plusieurs routes ont dû être coupées car devenues dangereuses, voire carrément impraticables pour certaines d'entre elles. Nous citerons dans ce sens les routes nationales 1, 60, 64, les chemins de wilaya 64, 28, 64,19 et le chemin communal n°1. D'autres axes routiers n’ont pas été coupés mais la circulation à leur niveau est devenue très «capricieuse».
Des coupures d'électricité conséquentes, en l'occurrence à El Omaria, ont également été signalées par les citoyens. L'approvisionnement en gaz butane a posé problème notamment à Aïn Boucif, et plus précisément dans la commune de Ouled Demed où trouver une bonbonne de gaz n'était pas chose évidente.
D'autre part, tous les secteurs concernés, à savoir la cellule de veille de la wilaya, les travaux publics, la Gendarmerie nationale, la Sûreté nationale, la Protection civile, la Sonelgaz se sont mobilisés pour trouver les solutions adéquates à même de mettre un terme à ces désagréments causés par cet aléa naturel. En effet, des moyens humains et matériels et pas des moindres ont été utilisés pour pallier cette situation exceptionnelle. La mobilisation se poursuit et il n'est pas question de baisser la vigilance jusqu'au rétablissement du trafic routier mais aussi en prévision de nouvelles perturbations.
L. M.

BLIDA
Saisie de 2 kg de kif traité

Faisant suite à des informations ayant trait à la commercialisation de la drogue au centre-ville de Blida par un groupe de personnes, les éléments de la BRI ont identifié les principaux dealers et leur ont tendu une souricière qui s’est soldée par l’arrestation de l’auteur et de son complice.
Cette arrestation n’a pas été aisée puisque les mis en cause, qui se sont rendus compte qu’ils ont affaire à des policiers, ont d’abord pris la fuite à bord d’un véhicule de marque Hyundai qu’ils ont loué dans une agence de location de voitures, ensuite ils ont fait montre de résistance.
Il faut dire qu’il a fallu une armada d’agents pour venir à bout des deux dealers.
La fouille du véhicule a permis la découverte de 21 plaquettes de kif traité d’un poids de 2,100 kg. Présentés hier devant le juge, ils ont été placés sous mandat de dépôt. A noter que l’enquête est toujours en cours pour l’arrestation des autres complices.
M. B.

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