Dimanche 15 mars 2015
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Campagne subliminale !

Par Hakim Laâlam  
Email : hlaalam@gmail.com
La compagnie aérienne Swiss va relier Alger à Genève à partir de juin. Pfutt ! C’est pas nouveau ! HSBC le fait depuis longtemps déjà et bien plus vite.

En un seul clic !

C’est la première fois qu’un soutien notoire de Abdekka valide le rôle central du frère du Président dans la conduite actuelle des affaires de l’Algérie. Dans sa dernière sortie, Louisa Hanoune, pièce importante de la matrice reconductrice du 4e mandat de Abdelaziz, saute le pas : publiquement, elle admet enfin que les affaires du pays sont gérées par le cadet, l’aîné souffrant apparemment d’absences. C’est important comme validation. Elle n’émane pas d’un opposant notoire au système. D’un chien de garde qui, pour se débarrasser du régnant, s’attaque à sa portée. Non ! Elle est prononcée par un pilier de ce système. Elle introduit surtout l’idée jusque-là dans l’air, très en l’air, presque irréelle d’«aérianité» planante que Saïd a déjà pris la succession de Abdelaziz. Que le petit a poussé quelques centimètres plus loin le fauteuil roulant du grand pour s’installer dans le vrai axe du pouvoir, sur le fauteuil fixe. Cette validation par la leader du PT peut apparaître de prime abord comme une verte critique de ce système de succession par fratrie, népotique. Lorsqu’on l’entend vitupérer ainsi, on se dit presque mécaniquement : «ça fait plaisir ! Elle leur rentre enfin dans le chou. Certes, elles s’est fourvoyée longtemps dans son soutien offert sans retenue, mais là, elle revient à ses valeurs travailleuses, travailleurs». Un peu court. Très attendu. Presque espéré comme lecture et interprétation. En fait, lorsque Tata Louisa étalonne Saïd au grade d’interlocuteur du Palais, de destinataire de sa colère, elle l’habille déjà de la tenue d’apparat du futur raïs. Elle nous contraint très intelligemment – il faut le lui reconnaître — à la suivre dans cette sorte de Moubayiaâ indirecte, subliminale de Saïd au sommet du sommet culminant du pouvoir. Dit plus brutalement : on pense que Tata joue contre Saïd. Elle joue pour lui, en définitive. Et accessoirement pour les soutiens argentés de Saïd. N’oublions jamais que c’est sous la dialectique de Hanoune, grâce à sa campagne acharnée et soutenue que Haddad s’est aussi vu tailler très vite un costard de faiseur de ministres, de vizir en approche et en devenir. C’est une campagne de promotion, une campagne électorale très originale. Alors qu’on nous susurre que la succession n’a pas encore été réellement tranchée, Tata Louisa pèse, impacte en faisant entrer dans nos têtes l’idée que le vrai puissant, celui qui détient déjà les leviers, c’est Saïd. Nous savons ce que ce genre de promotion vaut en Algérie. Promotion vaut élection. C’est quasiment un proverbe de chez nous. Du terroir. Du terroir-caisse ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.

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