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Actualités : Le Bonjour du «Soir»
Lettre à mon cousin du Milwaukee


Par Maâmar Farah
Cher cousin, je t'écris ces quelques mots pour te dire que j'ai été comblé par la vue d'une banderole, voire même plusieurs, qui dénoncent l'impérialisme ! Oui, c'était pour le gaz de schiste et tu sais que moi, contrairement à la majorité, je trouve que c'est une excellente chose que cette terre généreuse d'Algérie nous comble chaque jour un peu plus par ses richesses. La Chine, l'Argentine et les Etats-Unis qui sont, avec l'Algérie, les quatre pays ayant les plus grands gisements, s'en fichent de Hollande, Ségolène Royal et José Bové, et exploitent leur gaz en améliorant chaque jour les techniques de fracturation des roches pour ne pas faire du mal aux populations. De toutes les façons, et dès le premier jour, j'avais écrit que c'était une affaire d'experts et de spécialistes et pas une pomme de discorde pouvant fragiliser davantage notre pays.
Je reviens à ces banderoles. Enfin, des gens qui, comme moi, n'ont pas la berlue : oui, l'impérialisme existe ! Dès février 2003, j'avertissais : «l'impérialisme va frapper en Irak, il s'en fiche de la démocratie ! Il veut détruire un pays et une civilisation ! Sadam a construit l'Irak du savoir et du progrès, l’impérialisme veut partager le pays en ethnies et confessions qui se feront la guerre.» Puis, je gueulais : «l'impérialisme veut nous enlever notre Sonatrach ! Dick Cheney est au Sahara !», avant de crier : «l'impérialisme a les traits de BHL et de Sarko !» Enfin : «l'impérialisme, c'est l'Etat islamique !»
On me répondait, dans un unanimisme qui me faisait douter de mes capacités mentales : «Arrête ton char nostalgique !» «l'impérialisme n'existe plus, c'est une vue de ton esprit étroit et intoxiqué par l'époque du parti unique !»
Et puis, voilà qu'à Ouargla et à In Salah, je les vois enfin ces banderoles. Je retrouve mon peuple, ma jeunesse, mon rêve. Alors, «merci au gaz de schiste !»
[email protected]

P.S. : vous avez été nombreux à me dire que je ne suis pas seul dans ce «désert du socialisme» et que vous êtes, vous aussi, solidaires de la camarade Louisa. Dont acte !

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