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Régions : PROTESTATION CITOYENNE À THÉNIA ET AÏT-AMRANE
Les barons du tuf montrés du doigt et des responsables communaux retenus en otage


Les habitants des hauteurs de la ville de Thénia, chef-lieu de la daïra du même nom, notamment ceux du village de Ouled Ali sur le chemin de wilaya (CW 25), reliant Thénia à Zemmouri, sont descendus en ville pour protester et fermer, au kilomètre zéro, ce chemin, qui constitue l’itinéraire d’un grand nombre de gros camions chargés de tuf et d’agrégats. Une file de centaines de camions s’est rapidement formée.
Les protestataires entendent dénoncer l’exploitation anarchique des carrières de tuf qui fait courir un grand risque de glissement de terrain à différents endroits. Des hameaux et des habitations individuelles sont exposés au danger de l’effondrement.
«Nous subissons toutes les nuisances du monde et la vie nous est rendue invivable. Nos maisons risquent de s’effondrer alors que les exploitants de carrières de tuf amassent des milliards sans payer des impôts.
De plus, les explosions effectuées à la dynamite chaque jour par l’entreprise publique qui exploite la carrière d’agrégats causent d’importantes fissurations sur les murs de nos maisons», nous dira un manifestant qui garde l’anonymat. Notre vis-à-vis préfère veiller sur sa sécurité que lui confère l’anonymat de la foule.
Un climat de peur est palpable chez ces villageois. Ils savent, en effet, qu’ils ont affaire à des barons qui brassent des milliards. Ces exploitants respectent-ils le cahier des charges ? Sont-ils contrôlés par l’ENOF ? Quel est le nombre de carrières de tuf installées dans la municipalité ? Nous n’aurons aucune réponse de la part des autorités communales.
Ahmed Bendou, le maire de Thénia, s’est contenté de nous dire au téléphone que les doléances de ses administrés seront transmises au wali.

Des élus en otage
Pour leur part, les habitants de la cité Sidi-Slimane de la ville d’Aït-Amrane (dans la même daïra de Thénia) ont fermé pour la troisième fois, en l’espace d’un mois, le siège de leur commune.
Ce lundi, vers 14h30, les protestataires retenaient toujours le maire et ses adjoints dans leurs bureaux, exigeant la présence du wali de Boumerdès. De plus, les manifestants ont empêché dès le matin les fonctionnaires communaux de rejoindre leurs postes de travail.
Nous avons par la suite joint au téléphone Afra Ahmed, le P/APC d’Aït-Amrane qui dément sa rétention par les manifestations «Non», je ne suis pas retenu par la population, mais je suis en discussion avec mes administrés», dira-t-il.
Le représentant des manifestants insiste par contre sur cette interdiction de sortir de son bureau décrétée contre le premier magistrat de la municipalité.
Sur l’objet de cette action virulente, le P/APC nous a affirmé qu’il s’agit de la demande d’aménagement de cette cité construite en 1987. Il est question de l’assainissement, de l’éclairage public, de la réfection des routes et de la construction des murs de soutènement.
«L’entreprise chargée des travaux est d’ores et déjà engagée. Il y a juste un problème de papiers qui sera rapidement résolu au niveau de la DUC pour la concrétisation de l’engagement de la commune», conclura le maire.
Abachi L.

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