Samedi 11 avril 2015
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L’histoire impossible d’un nuage que seul un
équipage d’Air Algérie a cru voir par le hublot !

Par Hakim Laâlam  
Email : [email protected]
Le raï algérien, entre le viol, l’avortement forcé et le plagiat,
quel avenir ?

J’en sais rien, moi ! Demandez à Aïcha !

Y a jamais eu de malentendu entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite ! Foi(e) d’outarde ! C’est le ministère algérien des Affaires étrangères qui le jure, la main trempée dans un verre d’eau de Zemzem. L’équipage de l’avion d’Air Algérie aura beau raconter, par la voix de son commandant, la galère vécue au Yémen par la faute des Saoudiens, rien ! Ce ne sont là qu’élucubrations de pilotes, lesquels, maintenant tout le monde le sait depuis la Germanwings, sont des êtres fragiles, pas très stables psychologiquement et rapides à balancer leurs appareils contre des parois rocheuses. On ne va tout de même pas accorder du crédit au témoignage d’un pilote, qui plus est un pilote algérien et qui plus est-bis un pilote d’Air Algérie, n’est-ce pas ? D’ailleurs, le commandant de bord bavard va être destinataire de son programme de vols pour le mois prochain. On l’a soigné l’expansif chauffeur de zincs ! Que des dessertes sur Mossoul, sur Tikrit, sur Alep, sur Homs, sur Kaboul ou encore sur Ouaga, sans dégivreurs de sondes. Non ! Qu’on se le dise sur la Kaâba, tout va bien entre Alger et Riyad. Pas un nuage pour gêner les chasseurs de volatiles lorsqu’ils ajustent leur tir, dans les plaines grasses et généreuses d’El-Bayadh. Toute personne qui oserait dire le contraire servira le thé et le reste sous les tentes des émirs, en plein mois d’août, entre midi et quinze heures, sans chèche et sans possibilité, à vie, d’obtenir un passeport Hadj, ni pour lui ni pour sa descendance maudite. En vérité, il ne peut y avoir de nuages entre Alger et Riyad pour la simple et bonne raison que les services algériens de la météo ont toujours, depuis des lustres clinquants et kitchs, la même consigne officielle scotchée en post-it en face d’eux, dans leurs bureaux et qui leur interdit de signaler, même du bout de leurs lèvres tremblantes, le moindre nuage, la plus petite perturbation météo entre l’Algérie et l’Arabie Saoudite. Du plus loin que je me souvienne, il a toujours fait un temps splendide entre les deux pays. Eux debout ! Nous couchés ! Sur le ventre, pour mieux supporter la canicule et ses mesures d’accompagnement, parfois lourdes, très lourdes, voire pesantes au diable. Mais tous les rats du désert vous le confirmeront, lorsque le soleil d’Arabie tape fort, mieux vaut se coucher, le nez dans la poussière et les excréments de chameaux. ça aide à supporter. Et à attendre enfin la nuit, l’apparition de plus en plus hypothétique d’un croissant de lune et d’une belle étoile, vestiges d’un drapeau autrefois glorieux pour pouvoir discrètement, loin du regard sévère de nos «frères saoudiens», fumer, en douce, du thé en espérant rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L.

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